Chronique auto : la BMW i8

Mission impossible mais réussie!

Par Marc Bouchard

Je suis en amour. Encore, diront les mauvaises langues qui lisent mes chroniques régulièrement. Mais cette fois, c’est le coup de foudre. Suivi d’une grande passion…

Je suis en amour avec une voiture qui a fait la preuve qu’elle pouvait tout faire, ou presque, sur quatre roues: la BMW i8. En fait, dès que je l’ai aperçue la première fois dans le film Mission Impossible (le premier, pas le dernier), sa silhouette ultramoderne, son allure racée et sophistiquée m’ont tout de suite séduit.

Puis elle est venue dans ma cour… cette fois c’était la fin. Je suis passionnément entiché de cette voiture à jamais (enfin, pour le prochain mois disons car on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve). Dès qu’elle s’est stationnée devant chez moi, mon cœur a cessé de battre. Pas que le mien d’ailleurs puisque Chérie a immédiatement sauté derrière le volant pour essayer la chose.

Tout y est étudié : son look est spectaculaire, avec ses portières en élytre (nom scientifique des portières papillon), sa ligne de toit extrêmement profilée et sa gamme de couleur uniques. Ce sont cependant les clignotants flottants à l’arrière qui sont le plus distinctifs : leur design est conçu pour améliorer l’aérodynamisme et donner plus de tenue de route. L’habitacle est aussi agréable. Les sièges sont d’un grand confort, mais proposent un soutien dans toutes les directions, peu importe le type de conduite que vous privilégiez. Ils sauront combler toutes vos envies de conduite sportive tout en restant confortables lors de longues randonnées.

Tout y est étudié : son look est spectaculaire,
avec ses portières en élytre, sa ligne de toit extrêmement profilée et sa gamme de
couleurs uniques.

Le tableau de bord est attrayant sans avoir l’allure d’une soucoupe volante. En fait, il se rapproche de tout ce que BMW a fait de mieux à ce jour, à l’exception de la molette avec tableau tactile pour les commandes de l’écran central que je déteste personnellement. Mais comme tous les constructeurs semblent avoir adopté ce type de commandes, je devrai donc m’y faire.

Mais, car il y a toujours un mais, la BMW i8 n’est pas parfaite. La voiture est théoriquement conçue pour quatre passagers mais je n’insisterais pas pour forcer quelqu’un à prendre place à l’arrière. Il vous aurait fallu me voir tenter de m’y glisser pour comprendre que je n’ai plus la souplesse de mes vingt ans, et la voiture n’a pas la facilité d’accès ou l’espace intérieur pour me recevoir.

L’accès aux places avant a aussi sa part de difficultés. Puisqu’elle propose une position très sportive, la i8 a une ligne très basse. Il faut donc littéralement se laisser tomber dans le siège, tout en se glissant sous le volant, par-dessus le seuil très large, et en-dessous des fameuses portières. Bref, imaginez-vous un chroniqueur automobile grassouillet se dandinant pour se glisser à bord, et vous aurez une bonne idée de ma performance. Heureusement pour mon honneur, aucune photo n’existe de cette danse impromptue. Mais je dois dire qu’après plusieurs entrées et sorties je me sentais déjà plus à l’aise à défaut d’être gracieux.

Enfin, le style avant gardiste du design attire les regards à coups sûr. Au centre-ville, les gens se levaient debout sur les terrasses pour prendre des photos. Même sur l’autoroute, les conducteurs collaient ma voie avec un peu trop d’insistance pour nous photographier, ma i8 et moi.

Une merveille technique

Outre le style, la i8 est aussi une merveille technologique. À l’avant, un moteur électrique de 131 chevaux, jumelé à une transmission à deux vitesses, peut déplacer la voiture sur quelque 30 kilomètres en mode 100% électrique, après une recharge de 5 heures environ, branché sur une prise de 110 volts. À l’arrière, un moteur à essence de 231 chevaux dont la sonorité (rehaussée par le présence de haut-parleurs) est tout à fait exceptionnelle, surtout en mode sport. Il est assorti à une boite automatique six vitesses.

Les deux moteurs, utilisés ensemble, développent donc 362 chevaux avec une aisance déconcertante, et transforment votre voiture en véhicule à rouage intégral. Différents modes de conduite permettent de varier la provenance de la puissance (de 100% électrique à 100% essence), et le mode sport recharge même votre batterie. Le tout est mené par une direction précise, une suspension spectaculaire et une répartition de poids qui se rapproche de la perfection, et est capable d’une consommation aussi base que 3,7 litres aux 100 kilomètre en moyenne, avec une conduite sage.

Il est vrai qu’elle vaut 150 000$ et que la production est écoulée pour cette année. Mais avec autant de qualités, la BMW i8 est certainement une des voitures les plus exceptionnelles du marché. Je vous le dis, je suis en amour!

Forces
Design à couper le souffle
Puissance du moteur
Consommation spectaculaire

Faiblesses
Accès aux places arrière
Entrée à bord
Ergonomie multimédia

Fiche technique

Moteur : 3 cylindres turbo 1,5 litre
Puissance : 231
Couple : 236 lb·pi
Moteur électrique, puissance : 131 ch
Type de batteries : Lithium-ion (Li-ion)
Énergie : 7 kWh
Prix : 150 0000$


marc bouchard

Journaliste général de formation, Marc Bouchard a été journaliste automobile au Guide de l’auto avant de devenir rédacteur en chef de Autonet.ca, puis co-créateur de AutoGO.ca. Il s’est joint depuis à l’équipe de NetMédia, spécialisée en contenu automobile. Membre de l’association des journalistes automobiles du Canada ou il a siégé au conseil durant cinq ans, il est aussi présent sur les ondes d’une douzaine de stations de radio au Québec pour partager sa passion du monde de l’automobile.



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