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Plongée dans le Fringe
partie 1 : du 3 juin au 9 juin

Du théâtre, de la danse, de la performance pure, nommez-les, le Fringe les accueille

Par Luc Archambault

Une autre année du Festival Fringe Montréal. Devons-nous nous attendre à une année exceptionnelle ? Comme toujours, le Fringe est un coup de dés et chaque spectacle est un pari. Mais, comme toutes ces offres se déclinent en un minimum de cinq représentations, tout un chacun peut voir un maximum de spectacles. Je vais assister à près de 30 spectacles du Festival St-Ambroise FRINGE de Montréal. Cet article représente mon premier rapport sur cette 27ième édition.

Memento Mori (Kaleidoscope Theatre Montreal)

Salle : Espace Freestanding Room
En anglais
60 min.

Qu’arrive-t-il après la mort ? Allons-nous directement au ciel ou en enfer ? Ou sommes-nous englués dans les limbes, en attendant d’accepter notre sort ? Memento Mori représente LE groupe de support et de discussion de toutes ces problématiques. Ici, vous y trouverez tout le réconfort nécessaire et même un forum pour exprimer vos objections.

Un concept fort intéressant. De bons comédiens, un excellent texte et un spectacle bien roulé. À ne pas manquer.

A Woman’s guide to peeing outside and other adventures (Holly Brinkman)

Salle : Pompette
En anglais
60 min.

Holly Brinkman nous emmène avec elle tout au long de son parcours de vie qui l’a vu naître et grandir dans un petit village de Colombie Britannique avant d’aboutir à Montréal. Et oui, elle explique comment une femme peut uriner dans la nature…

Un monologue humoristique. Servi par une comédienne toute en douceur et gentillesse. Intéressant.

A closer look (Novice productions)

Salle : Conservatoire de Musique de Montréal, studio Jean-Valcourt
En anglais
30 min.

C’est l’histoire d’une femme possédée par un monde de rêves qui devient de plus en plus sombre, et va commencer à empiéter sur sa vie éveillée.

Est-ce sérieux, comme proposition ? Au mieux, un niveau amateur. Ne suscite aucun intérêt.

Divided Heart (Allie Weigh Productions)

Salle : MAI, Black Theater Workshop studio
En anglais
60 min.

Une femme et sa vision personnelle sur ses enfants, sur sa sexualité, ses relations amoureuses, son passé, son présent. Avec moult mots et violon omniprésent.

Ceci ressemble à une session d’auto-thérapie par une thérapeute professionnelle, ce qu’est Allie Weigh. Est-ce que ceci aide ? Pour Weigh, certainement. Mais pour l’auditoire ? Hum… pas si sûr. Et le violon est un instrument qui nécessite des heures de pratique, pas seulement une envie d’en jouer, pour être parfaitement maîtrisé.

Intéressant. Si la mise en scène de quelqu’un qui vous divulguera les détails intimes de sa vie vous allume, alors allez-y sans crainte.

La vie s’t’une autoroute (Les 3 Sombreros)

Salle : Théâre d’Aujourd’hui, salle Jean-Claude Germain
En français
50 min.

Trois amis décident de descendre à Disney World en automobile, suite à la rupture entre l’un d’eux et sa petite amie. Sur le chemin de la Floride, ils seront confrontés à leur passé, leurs visions du succès, l’amitié et l’amour.

Pas mal. L’emphase sur les relations interpersonnelles, les aléas de ce voyage aux allures initiatiques sont bien rendus. Les dialogues sont croustillants à souhait et savoureux. Une bonne gageure.

Poet vs Pageant (Telia Nevile)

Salle : MAI, Black Theater Workshop studio
En anglais
45 min.

Telia Nevile est une poète australienne qui a transgressé la démarcation entre l’Art et le monde scintillant des concours de beauté. Avec tous les détails sombres de cette plongée dans cet abysse, empreint d’un humour ironique et pince-sans-rire, digne de publication !

Un incontournable. Un monologue qui vous transportera dans un univers complètement barjo, un humour déjanté, et un accent fabuleux.

Adoration (Tantalus)

Salle : MainLine Theatre
En anglais
60 min.

Un professeur de violon se suicide. Deux de ses anciens élèves se rencontrent et partagent leurs expériences face à ce mentor disparu.

Une adaptation très libre de La Mouette d’Anton Tchekov, ce spectacle déploie une histoire complexe, mêlant les lignes temporelles, avec plein de réminiscences, dans un univers quasi-onirique. Les comédiens sont tous excellents, mais particulièrement Nick Fontaine en tant que le professeur Konstantin Treplev.

Docile Bodies (Wig in a box)

Salle : MAI
En anglais
60 min.

Cinq femmes, cinq soldates. Une adaptation de l’œuvre de Foucault Surveiller et punir : naissance de la prison, ce spectacle, combinant dance, dialogues et performance, questionne les origines et l’internalisation du pouvoir, et les effets de celui-ci sur l’expression des genres.

Un sujet complexe, cinq excellentes danseuses/comédiennes, un texte dense, beaucoup de questions soulevées, et peu de réponses faciles. Quelle magnifique prestation. Un incontournable !

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Images: Festival St-Ambroise FRINGE de Montréal

Lire aussi La fureur de ce que je pense : la fulgurance du texte


Luc Archambault WestmountMag.ca

Luc Archambault
Écrivain et journaliste, globe-trotter invétéré, passionné de cinéma, de musique, de littérature et de danse contemporaine, il revient s’installer dans la métropole pour y poursuivre sa quête de sens au niveau artistique.

RW&CO.

 



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