Magie, couleurs et rires
à l’Opéra de Montréal!

Le monde merveilleux et électrisant de La Cenerentola de Gioachino Rossini

Pour le deuxième opéra de la saison, laissez-vous transporter dans le monde merveilleux et électrisant de La Cenerentola de Gioachino Rossini : musique pétillante d’énergie et de vivacité qui entraîne le public dans un tourbillon d’émotions allant de la tendresse à la folie en musique, dans une scénographie éclatée, à l’image de l’énergie de l’œuvre de Rossini. Dans le rôle-titre : la star québécoise de renommée internationale Julie Boulianne, enfin de retour sur la scène de l’Opéra de Montréal, dans un rôle sur mesure. Selon Harvey Steinman du Aspen Times, « elle réunit une agilité vocale impressionnante avec une sensibilité d’interprétation, une douceur, qui font d’elle, non seulement une Cendrillon parfaite, mais aussi une vraie star ». La Cenerentola, un opéra idéal pour initier petits et grands à l’opéra.

Julie Boulianne - La Cenerentola de Gioachino Rossini, Opéra de Montréal – WestmountMag.ca

Dans le rôle-titre de Cenerentola (Angelina), nous retrouvons Julie Boulianne, la mezzo québécoise qui touche les publics du monde entier par la richesse de son timbre, sa grande sensibilité et son agilité vocale. À ses côtés, deux barytons italiens font leurs débuts à l’Opéra de Montréal : Pietro Spagnoli dans le rôle du cruel et ridicule beau-père de Cendrillon Don Magnifico et Vito Priante dans celui de Dandini, valet du prince Ramiro. Ce dernier est incarné par le ténor américain Juan José de Léon, étoile montante de la scène lyrique internationale. Lauren Margison et Rose Naggar-Tremblay, deux membres de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal, interprètent les méchantes belles sœurs de Cendrillon, Clorinda et Tisbe respectivement. Sous la baguette de Jose Miguel Pérez-Sierra, un spécialiste de Rossini, cet ensemble de chanteurs de haut-calibre, l’Orchestre Métropolitain et le Chœur de l’Opéra de Montréal donnent vie à la musique de Rossini dans la mise en scène magique et colorée de Joan Font, assisté par le chorégraphe Xevi Dorca. Les décors et costumes de Joan Guillén et les éclairages d’Albert Faura mettent en valeur cette mise en scène ravissante.

L’HISTOIRE : LE TRIOMPHE DE LA BONTÉ

Le conte de Cendrillon tel qu’il circule habituellement raconte l’histoire d’une jeune fille qui se retrouve martyrisée aux mains de sa cruelle belle-mère et de ses demi-sœurs et qui, aidée par sa fée marraine, réussit à aller à un grand bal réunissant toutes les femmes du pays. Elle y séduit le prince par sa beauté et sa pureté de cœur, et après diverses péripéties, finit par l’épouser, échangeant ainsi son balai pour un sceptre. Bien que La Cenerentola reprenne les grandes lignes de ce conte, les différences ne sont pas anodines : d’abord, c’est un beau-père pompeux et ridicule (et non une cruelle belle-mère), obsédé par l’élévation de son statut social, qui maltraite Cendrillon, ce qui ouvre la porte à une critique sociale et surtout à de nombreuses situations comiques (renforcées par l’échange d’habits entre le prince et son valet). Ensuite, aucune fée n’aide Cendrillon, c’est Alidoro, le tuteur de Ramiro, qui lui vient en aide car il souhaite que le prince épouse une femme au cœur pur. Cenerentola n’a pas besoin de magie pour séduire le prince, sa bonté lui suffit : en effet, le sous-titre de La Cenerentola est La bontà in trionfo (La bonté en triomphe).

La Cenerentola de Gioachino Rossini, Opéra de Montréal – WestmountMag.ca

L’ŒUVRE : LA RAPIDITÉ DE L’ÉCLAIR

Dans une présentation donnée à l’Académie Tiburtine de Rome en 1835, Alcune pagine della mia vita, le librettiste Jacopo Ferretti raconte la genèse de La Cenerentola : après avoir proposé une trentaine de sujets d’opéra différents à Rossini, qu’il aurait tous refusés, Ferretti aurait alors murmuré « Cendrillon »… Rossini, qui, entre-temps, s’était mis au lit pour exprimer son ennui et mécontentement, se redressa avec vigueur et lui demanda dans combien de temps il pourrait voir une esquisse du livret, ce que Ferretti lui aurait produit dès le lendemain, après avoir travaillé toute la nuit. Bien que cette anecdote soit probablement exagérée, nous savons que la genèse de La Cenerentola fut en effet très rapide : Rossini reçoit une première version du livret le 25 décembre 1816, et la première de l’opéra sera exactement un mois plus tard, le 25 janvier 1817. Selon le spécialiste de Rossini Philip Gossett, le compositeur aurait donc mis seulement un mois pour composer et écrire à la main six-cent-cinquante pages de musique!

La Cenerentola de Gioachino Rossini, Opéra de Montréal – WestmountMag.ca

Cette rapidité compositionnelle époustouflante n’empêche pas la partition de La Cenerentola de regorger de moments musicaux puissants, au contraire, elle est le reflet de la grande maîtrise que Rossini avait de son art. La puissance de cet opéra se trouve dans sa variété, dans sa juxtaposition de moments d’une rapidité et d’une énergie étourdissants (Stendhal qualifie la musique de cet opéra de « feu d’artifice »), de temps d’arrêt et de stupéfaction générale et de moments de grande tendresse, comme dans le magnifique duo Un soave non so che. Rossini maîtrise le sens du rythme comique, et c’est d’ailleurs ce qui explique le succès retentissant de ses opéras comiques. Dans les mots de Stendhal, fan invétéré de Rossini, « les imitateurs de Rossini ont bien pris sa rapidité, chose facile à copier en musique, mais ils n’ont jamais pu imiter son esprit ».


NOVEMBRE À L’OPÉRA DE MONTRÉAL

TALENT 2017 : ÉVÉNEMENT-BÉNÉFICE
Plus d’une centaine de chanteurs canadiens participent aux Auditions nationales dans l’espoir de rejoindre l’un des meilleurs programmes de formation lyrique canadiens – « l’Atelier», une résidence de deux ans au cœur de l’Opéra de Montréal. Découvrez les étoiles de demain lors de cette soirée festive et inoubliable, culminant par un grand dîner sur scène avec les artistes.

Date : 15 novembre à 17h45
Lieu : Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts
Plus d’informations à operademontreal.com


 La Cenerentola de Gioachino Rossini

Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
les 11, 14, 16 et 18 novembre 2017 à 19h30
Tous les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues projetés au-dessus de la scène.

Billetterie de l’Opéra de Montréal : 514 985-2258 / 1 877 385-2222
Operademontreal.com
Billetterie de la Place des Arts : 514 842-2112 / 1 866 842-2112
À partir de 20 $

Button Sign up to newsletter – WestmountMag.caImages : Yves Renaud

À lire aussi : La saison 2018-2019 de l’Opéra de Montréal


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L’Opéra de Montréal, fondé en 1980 et basé à Montréal, est la plus importante maison lyrique francophone en Amérique du Nord. Chaque saison, près de 50 000 spectateurs franchissent ses portes. L’Opéra est un acteur de premier plan dans le développement économique, culturel et social puisque, chaque saison, il entretient des relations avec plus de 360 entreprises d’ici et embauche pas moins de 800 artistes et artisans. Près de 80 % des artistes qui s’y produisent sont Canadiens.

RW&CO.



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