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Les arbres de Westmount
et leur histoire /7

Il y a une beauté unique à ce jardin négligé, où les oiseaux se nourrissent de baies dans les arbustes

Par Michael Walsh

Traduit de l’anglais

Il observa la beauté des fleurs jaunes qui poussent sur un tapis de feuilles mortes. La beauté des fissures formant une mosaïque dans le lit d’une rivière asséchée… La beauté d’une fenêtre maculée de minuscules empreintes, la beauté des mauvaises herbes sauvages.

Michelle Cuevas, Beyond the Laughing Sky

Le parc de Westmount est l’endroit idéal pour profiter de l’été, avec ses vieux arbres aux voûtes immenses, des sentiers pédestres, ses acres de pelouse et de lagunes… Tout cela incite à y passer un après-midi tranquille avec un bon livre.

Hosta - WestmountMag.caMa préférence va aux aires isolées ; en particulier, celle qui est adjacente aux vestiges des espaces de jeu de palet et d’échecs. C’est une zone bordée de chênes à gros fruits – Quercus macrocarpa – et d’une grande jardinière surélevée, largement négligée. À une certaine époque, elle était remplie d’arbustes et de fleurs qui ajoutaient couleurs et beauté au parc. Aujourd’hui, les grandes bordures de hosta témoignent des tentatives antérieures pour maintenir cette zone en grande partie envahie par la végétation. Cependant, si l’on regarde de plus près, on trouve des traces de ce qui a été planté il y a de nombreuses années.

Box Elders - WestmountMag.ca

Il y a une beauté unique à ce jardin négligé, où les oiseaux se nourrissent de baies dans les arbustes. On peut y apprécier une variété de plantes qui, au fil du temps, ont fait de cette aire leur foyer. La majorité de la zone est plantée d’érables negundo (Acer negundo), également connus sous le nom d’Érable à feuilles de frêne ou Érable américain, et d’Érable du Manitoba. L’espèce possède un bois tendre et léger qui a été utilisé dans la fabrication de boîtes – d’où l’origine du nom anglais “Box Elders”.

Les espèces sont identifiées par leurs feuilles, composées de trois à neuf folioles. Chaque foliole contient des entailles qui donnent une apparence “grossièrement dentelée”.

Box Elders - WestmountMag.ca

Ces arbres sont originaires des prairies nord-américaines et se trouvent dans les sols humides qui bordent les masses d’eau telles que les ruisseaux et les lacs. Il a été cultivé pour la première fois en Angleterre, dans les années 1600, par Henry Compton, évêque de Londres et botaniste renommé.

Il est intéressant de noter que ces arbres peuvent être taillés et que du sirop peut être fait à partir de la sève. « Ça a un peu le goût de la guimauve », selon Noreen Thomas, une agricultrice biologique.

Red Osier Dogwood - WestmountMag.caParmi ces arbres, on trouve des buissons de Cornouiller stolonifère ou Cornouiller soyeux (Cornus sericea), également connu sous le nom de saule rouge. Ils sont faciles à identifier, car ils ont une écorce rouge caractéristique (avec une moelle blanche), des feuilles veinées et des grappes de baies blanches. L’espèce est originaire du nord-ouest de l’Ontario, où elle est commune le long des routes. Les tiges étaient utilisées par les peuples des Premières nations pour fabriquer des paniers et produire une teinture rouge. Ces peuples utilisaient l’écorce intérieure dans les mélanges de tabacs servant aux cérémonies. Les baies étaient récoltées et, une fois séchées, elles étaient confectionnées en gâteaux. Les tiges étaient utilisées pour faire des paniers et, mélangées à d’autres matériaux, pour fabriquer des teintures rouges ou noires.

Une légende cherokee raconte l’histoire de petits personnages vivant parmi les cornouillers. Connus sous le nom de “peuple des cornouillers”, ils étaient envoyés pour enseigner les vertus de la vie en harmonie avec la nature. Ils protégeaient également les bébés et les personnes âgées.

‘Il y a une beauté unique à ce jardin négligé, où les oiseaux se nourrissent de baies dans les arbustes. On peut y apprécier une variété de plantes qui, au fil du temps, ont fait de cette aire leur foyer.’

Meadow Parsnip - WestmountMag.ca

Un dernier coup d’œil sur les grandes jardinières révèle une plante forestière rare : le panais des prés, de la famille des apiacées (carottes). Avec ses feuilles ovales et ses minuscules fleurs jaunes, il semble tout à fait déplacé dans un parc de ville. Collectivement, cependant, ces plantes ajoutent à la beauté d’un secteur tranquille et isolé du parc Westmount.

Image d’entête : Andrew Burlone
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Michael Walsh est un résident de longue date de Westmount. Heureux d’être retraité après avoir passé près de quatre décennies dans le domaine de la technologie de l’enseignement supérieur. Étudiant professionnel par nature, sa formation universitaire et ses publications portent sur la méthodologie statistique, la mycologie et la psychologie animale. Durant cette période, il a également été officier dans les forces armées canadiennes. Avant de s’installer à Montréal, il a été chargé d’évaluer les programmes bilingues des écoles primaires et secondaires par le ministère de l’éducation de l’Ontario. Aujourd’hui, il aime passer du temps avec son (énorme) Saint-Bernard tout en découvrant le passé de la ville et en partageant les histoires des arbres majestueux qui ornent les parcs et les rues. Il peut être contacté à l’adresse michaelld2003@hotmail.com ou sur son blog Westmount Overlooked


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1 commentaire trouvé

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  1. Patricia Dumais

    C’est merveilleux d’apprendre à connaître tous ces arbres différents que nous considérons comme allant de soi. En effet, le parc Westmount possède une collection diversifiée digne d’un arboretum.


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