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Les lieux de Westmount :
histoire et anecdotes /1

Quelques endroits familiers qui ont fait partie de l’urbanisation initiale de la ville de Westmount

Par Michael Walsh

Précédemment publié le 5 mars 2016. Traduit de l’anglais

Une ville n’est pas si la différente d’une personne. Elle portent toutes deux les marques que le temps a laissé sur elles et ont beaucoup d’histoires à raconter. Elles voient passer de nombreux visages. Elles consument des choses pour en faire de nouvelles.

– Rasmenia Massoud, Broken Abroad

J’apprécie toujours accompagner mon chien à travers Westmount et admirer les maisons qui ornent ses rues. Historiquement, chacune de ces demeures a une histoire différente à raconter.

L’histoire commence il y a environ 11 000 ans, lorsque les glaciers ont entamé leur retrait de la région du Saint-Laurent. Leur poids immense avait déprimé la croûte continentale, la poussant sous le niveau de l’océan et créant ainsi la mer de Champlain qui couvrait partiellement l’Ontario, le Québec, ainsi que les états de New York et du Vermont.

Ces régions restèrent submergées par l’océan Atlantique durant plus de 2500 ans, jusqu’à ce que la croûte, libérée du poids des glaciers, reprenne son niveau antérieur, causant la mer à battre en retraite. C’est ainsi qu’en 1849 un beluga a été découvert à Charlotte, au Vermont, pendant la construction du premier chemin de fer de l’état.

‘… l’histoire de Westmount est celle de l’urbanisation de la petite ville de Côte St-Antoine, incorporée plus tard à la Ville de Westmount, et de son expansion à partir du sud-est, du milieu des années 1800 jusqu’en 1914, début de la Première Guerre mondiale.’

En se retirant, la mer de Champlain a modelé la topographie actuelle de la municipalité, faite de quatre zones distinctes situées au sud du sommet du Mont-Royal : le Upper Westmount, ou haut-Westmount, comprenant le côté penté du sommet jusqu’au Boulevard et l’escarpement qui va du Boulevard jusqu’à la rue Sherbrooke, et de la partie qu’on nomme bas-Westmount (Lower Westmount) qui va du plateau entre Sherbrooke et le chemin de fer du Canadien Pacifique jusqu’à l’escarpement qui se termine à la rue Saint-Antoine, la limite sud de la ville.

bus metro map Westmount - WestmountMag.ca

Le premier établissement officiel des Européens sur le territoire fut celui des Pères sulpiciens. En 1684, ils construisent le Séminaire de Saint-Sulpice du Fort Des Messieurs. Bien que le bâtiment actuel se trouve à l’est des limites actuelles de la ville, les terres appartenant aux Pères sulpiciens s’étendaient loin vers l’ouest. Les Pères Sulpiciens divisèrent les terres en longues et étroites bandes nord-sud et distribuèrent les parcelles aux agriculteurs français. Cette subdivision des terres est apparente dans la grille actuelle des rues de Westmount et est commune à toute l’île de Montréal.

Après la conquête anglaise en 1763, d’éminents hommes d’affaires anglais et écossais développèrent les terres agricoles pour en faire leurs propriétés de campagne ou leurs résidences d’été. Dans les années 1840, des familles aisées ont commencé à établir leur résidence principale sur le territoire de Westmount, créant ainsi l’une des premières communautés de banlieue de Montréal. Le développement s’est d’abord étendu le long du plateau et s’est répandu sur le flanc de la montagne. Aujourd’hui, les densités de construction et de population sont concentrées sur le plateau (Lower Westmount), tandis que de grandes maisons unifamiliales sur de grands terrains couvrent le versant de la montagne (Upper Westmount).

‘Aujourd’hui, les densités de construction et de population sont concentrées sur le plateau (Lower Westmount), tandis que de grandes maisons unifamiliales sur de grands terrains couvrent le versant de la montagne (Upper Westmount).’

Les décennies entre 1875 et 1895, le territoire, maintenant défini comme Westmount, a connu de nombreuses incarnations. Plus précisément, des rues ont été pavées, des lignes d’eau et d’électricité ont été installées et des voies ferrées ont été construites. La ville a fait partie de Notre-Dame-de-Grace, une enclave anglaise, jusqu’à ce qu’elle se sépare en 1879 et forme ses propres limites municipales sous le nom de Village de Côte-Saint-Antoine. Puis, en 1890, elle est devenue la Ville de Côte-Saint-Antoine pour ensuite être rebaptisée Ville de Westmount cinq ans plus tard.

De là, l’histoire se poursuit avec l’urbanisation de la ville de Côte St-Antoine, qui sera plus tard incorporée sous le nom de Ville de Westmount. Cela s’est d’abord produit dans la région du sud-est entre le milieu des années 1800 et 1914 qui a marqué le début de la Première Guerre mondiale.

Ce sont ces maisons, construites pendant cette période, qui ont les antécédents historiques les plus intéressants – ce qui suit est un échantillon de certaines de leurs histoires. Ce qui suit est un aperçu de certaines de ces anecdotes.

photo: 43 Arlington43 Arlington
Ancienne résidence de F. C. Silcock – Gestionnaire de la companie Bovril (1897).
Le Bovril, un aliment typiquement britannique, a d’abord été fabriqué à Montréal de 1879 à 1884 jusqu’à ce qu’un incendie détruise l’usine. En 1884, la société a déménagé à Londres, en Angleterre.

photo: 464 Roslyn

 

464 Roslyn
Ancienne maison de Hudson Allison – une victime de la tragédie du Titanic en 1912. Aujourd’hui, la maison a deux numéros civiques: 464 et 466 Roslyn.

 

photo: The Mount Royal Riding Academy

 

Le Mount Royal Riding Academy sur Hillside
Conçu par R. Montgomery Roddon – actuellement utilisée comme caserne pour le 34e Régiment du génie de combat (34CER).

 

photo: 50 Forden Cresent

 

50 Forden Crescent

Les anciennes écuries du domaine Forden – construites en 1830 –  ont été converties en une résidence à logement en 1928.

 

photo: 364-368 Victoria, Westmount

 

364-368 Victoria
Finlayson, D. J. & Son enr. (1920).
Une ancienne usine chimique qui a fabriqué de la levure à sec et liquide, de la farine de malt et du noxo (pâte de malt).

 

photo: 4492 St.Catherine W, Westmount

 

 

4492 rue Sainte-Catherine Ouest, au coin de Melville
L’ancienne résidence de Peter McKenzie, directeur de la Compagnie de la Baie d’Hudson (1900).

 

 

350 Victoria

350 Victoria, au coin de Somerville
L’ancien magasin William Bitcliffe.
Tiré du « The Standard », 6 Décembre 1915: « M. Wm. Bitcliffe, voyant l’avenir prometteur du West End, a dit que l’argent n’était pas un obstacle à la construction de cet imposant immeuble d’entreprise sur l’avenue Victoria. Nous offrons les meilleurs produits d’épicerie ainsi que des articles de quincaillerie divers pour le jardinage, au n° 350 de l’avenue Victoria, à Westmount. »
Aujourd’hui, le bâtiment abrite le Centre des arts visuels et la galerie McClure.

 

374, avenue Metcalfe
L’ancienne résidence de H. H. Lang, de Lang Manufacturing Company (1900), producteurs de biscuits et de confiserie. A cette époque, la compagnie était le plus grand fabricant de biscuits dans l’est du Canada.

 

photo: 344 Metcalfe, Westmount

344, avenue Metcalfe
L’ancienne résidence de E. W. Gilman, directeur de la Canadian Rand Drill Company (1900). La société a fusionné, en 1905, avec la Ingersoll-Sergeant Drill Company pour former la Ingersoll-Rand Company. Le s faits saillants de la Société comprennent la fourniture d’équipement pour la construction du canal de Panama, l’invention du marteau-pilon en 1912, et la fourniture de perceuses et compresseurs pour le Mont Rushmore (1927).

photo: 14 Melbourne, Westmount

14 avenue Melbourne
L’ancienne résidence, durant les années 1900, de W. B. Kingsley, directeur général des travaux de la Co. canadienne de caoutchouc.
« La société canadienne de caoutchouc de Montréal a été la première entreprise en Amérique du Nord à fabriquer du caoutchouc. L’usine, située au 1840 Notre-Dame Est, fut endommagée par un incendie en 1916, puis occupée par l’usine de pneus Uniroyal jusqu’en 1982. La partie la plus ancienne a été démolie en 1995 ». (Architecture industrielle de Montréal)

photo: Chequers Court, 3055 Sherbrooke Street W, Westmount

Chequers Cour, 3055, rue Sherbrooke Ouest
Conçu par David R. Brown et érigé en 1929, ce bâtiment a été construit sur le terrain d’une ancienne ferme des Sulpiciens. L’effondrement du marché boursier, la même année, a empêché la construction d’une autre section, environ le tiers du bâtiment tel que conçu originalement.

 

 

 

 

Image d’entête : Andrew Burlone
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Michael Walsh - WestmountMag.ca

Michael Walsh est un résident de longue date de Westmount. Heureux d’être retraité après avoir passé près de quatre décennies dans le domaine de la technologie de l’enseignement supérieur. Étudiant professionnel par nature, sa formation universitaire et ses publications portent sur la méthodologie statistique, la mycologie et la psychologie animale. Durant cette période, il a également été officier dans les forces armées canadiennes. Avant de s’installer à Montréal, il a été chargé d’évaluer les programmes bilingues des écoles primaires et secondaires par le ministère de l’éducation de l’Ontario. Aujourd’hui, il aime passer du temps avec son (énorme) Saint-Bernard tout en découvrant le passé de la ville et en partageant les histoires des arbres majestueux qui ornent les parcs et les rues. Il peut être contacté à l’adresse michaelld2003@hotmail.com ou sur son blog Westmount Overlooked


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