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Les lieux de Westmount :
histoire et anecdotes /32

L’histoire derrière le familier : Délimitée à l’origine par un poste de péage, l’avenue Greene permettait d’accéder à “Upper Greene”

Par Michael Walsh

Précédemment publié le 9 ovctobre 2020

Lu la lettre datée du 18 août de Mme R. M. Fatheringham attirant l’attention sur une construction en bois sur l’avenue Greene, utilisée comme magasin de plomberie, et demandant qu’elle soit enlevée car elle endommageait sa propriété et empêchait sa maison d’être louée.

– Délibérations du Conseil, 7 septembre 1891

Il y a plusieurs années, alors que je me rendais au travail en bus, j’ai entendu deux messieurs discuter longuement de l’avenue Greene. Ce qui m’a étonné, c’est qu’ils la décrivaient comme un quartier résidentiel – le quartier de leur jeunesse. Ils évoquaient des amis communs, les jeux de plein air, comme la luge sur la colline au-dessus de l’avenue Sherbrooke, la promenade en tramway. Bref, ils brossaient un tableau saisissant d’une enfance idyllique.

Demandez à quelqu’un aujourd’hui comment il décrirait l’avenue, et les mots ‘huppée’, ‘élégante’, ‘distinguée’ pourraient lui venir à l’esprit. Pour ma part, je décrirais la rue comme un “quartier d’affaires somnolent” – un oxymoron qui (dans mon esprit) est une description appropriée.

Snow plough sketch Greene Avenue - WestmountMag.ca

Chasse-neige sur Greene (1884) dessin de John Mcnaughton – Image : cowleyabbott.ca

Dans les années 1900, l’avenue s’est montrée très prometteuse, comme le décrit ce qui suit : « L’avenue Greene est aujourd’hui le meilleur investissement immobilier. Elle est située au cœur des communautés les plus riches du Canada, voire du continent américain. C’est la seule rue commerciale à l’ouest de Guy qui relie les niveaux inférieur et supérieur et plus de gens passent dans cette rue que dans toute autre rue de Westmount. Le gouvernement du Dominion a acheté un grand terrain dans cette rue pour son bureau de poste du West End, qui coûtera plus de 100 000 $. Trois lignes de tramway traversent l’avenue Greene entre Sainte-Catherine et Sherbrooke et ces lignes transportent un des trafics les plus importants de la ville… »
– Annonce immobilière, octobre 1912

Profitant du succès commercial de la rue, de nouveaux intérêts commerciaux ont forcé une relocalisation résidentielle : « L’avenue Greene, entre Sainte-Catherine et Sherbrooke, devrait acquérir une envergure accrue en tant que zone commerciale… avec la construction prévue de plus d’un immeuble… qui remplaceront les bâtiments actuels désuets, dont les occupants ont reçu un avis de quitter les lieux. Les rumeurs selon lesquelles un grand magasin s’y installera sont toutefois infondées. »
Montreal Gazette, 21 février 1950

‘L’avenue Greene s’appelait à l’origine le Chemin Saint-Antoine et appartenait à Edward K. Greene. La rue s’allongeait vers le nord à partir de Saint-Antoine, où était situé un poste de péage permettant d’accéder à “Upper Greene”.’

La croissance et le réaménagement de la rue se sont poursuivis jusqu’au milieu des années 1970, puis se sont interrompus dans une large mesure. On peut se demander pourquoi cela s’est produit.

En bref, les entreprises de longue date ont fondé leur succès sur un service personnalisé et une clientèle géographiquement limitée. Le premier comprend un modèle commercial coûteux et le second n’est pas viable. N’importe qui peut deviner à quoi ressemblera le paysage commercial de la rue dans une autre décennie et comment cela affectera les propriétaires d’entreprises.

Mais revenons à une époque antérieure, où les résidents et les entreprises prospéraient dans une relation symbiotique, en surmontant les incendies, les inondations, les expropriations et les projets de réaménagement massif qui ont modelé le paysage familier d’aujourd’hui.

painting of Greene Avenue - Westmountmag.ca

Peinture du chemin Saint-Antoine (avenue Greene) par J. Duncan – Image : gracieuseté de la Ville de Westmount

L’avenue Greene s’appelait à l’origine le Chemin Saint-Antoine et appartenait à Edward K. Greene. La rue s’allongeait vers le nord à partir de Saint-Antoine, où était situé un poste de péage permettant d’accéder à “Upper Greene”. En 1884, le conseil municipal attribua à la rue le nom d’avenue Greene.

Cette année-là, la partie de la rue située au sud de Sherbrooke était dans un état de délabrement avancé. En fait, le conseil municipal avait demandé à Edward Greene de remettre sa rue en bon état ou de la fermer. En réponse, Greene avait offert de remettre la rue à la corporation municipale à condition qu’il soit dégagé de toute responsabilité et de toute dépenses reliées à l’entretien de la rue. Le Conseil a considéré que cette proposition était inacceptable.

‘La compagnie de chemin de fer Atlantic & Northwest Railway Company a réduit la pente de la rue pour permettre la construction d’un pont la traversant.’

Malgré son état, des trottoirs de planches ont été posés et en 1887, la rue a été arpentée, élargie et, trois ans plus tard, ouverte à la circulation. L’élargissement de la rue a été facilité par un incendie qui détruisit plusieurs bâtiments, ce qui a permis l’utilisation de terrains vagues pour élargir la rue. En outre, la rue a été prolongée vers le nord jusqu’à la rue High Street, aujourd’hui devenue l’avenue Holton. Par ailleurs, la compagnie de chemin de fer Atlantic & Northwest Railway Company a réduit la pente de la route pour permettre la construction d’un pont la traversant.

Un énorme incendie en juillet 1890, a détruit de nombreux commerces et résidences dans un quartier appelé l’îlot De Bellefeuille, à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de l’avenue Greene. Ont été détruits par le feu : l’épicerie Water Paul, la boutique d’aliments pour animaux de J. W. Paul, la pharmacie Chapman, l’épicerie de fruits et légumes de R. W. Anglin, la boucherie de J. Smith, la quincaillerie d’Alex Sigouin, les résidences du 144 au 160 et celle du 164 avenue Greene.

Les dégâts étaient importants car, à l’époque, la Côte Saint-Antoine n’avait pas de caserne de pompiers municipaux et la borne d’incendie la plus proche se trouvait sur la rue Dorchester, nécessitant près de 400 mètres de boyaux d’incendie.

Cet incendie majeur a de nouveau procuré les terrains vagues qui ont été utilisés pour uniformiser la largeur de l’avenue à cinquante-cinq pieds, de la rue Sainte-Catherine à l’avenue Holton. Les frais encourus ont été payés par les propriétaires de terrains de façade en trois versements annuels.

Former BMO branch on Greene - WestmountMag.ca

Carte postale montrant l’ancienne succursale de la Banque de Montréal et les voies de tramway sur l’avenue Greene (1908) – Image : BanQ

En 1892, après avoir posé des rails le long de la rue Sherbrooke, la Montreal Street Railway a mis en place un service de transport en commun le long de la rue jusqu’aux avenues Clarke et Victoria.

Un autre incendie, en 1893, a détruit la société Walter Paul Limited, située sur l’avenue Greene, à l’angle de la rue Sainte-Catherine. Le magasin, ouvert sur l’avenue Greene en 1885, s’est installé au coin de University et Burnside (aujourd’hui le boulevard de Maisonneuve) à la suite de l’incendie. La succursale du centre-ville était un fournisseur officiel du gouverneur général du Canada et approvisionnait le train royal qui, en 1938, transporta les membres de la famille royale à travers le Canada.

Deux ans plus tard, une pétition lancée par les propriétaires de l’avenue Greene au nord de la rue Sherbrooke a permis de changer le nom de ce segment de l’avenue à celui de Mount Pleasant.

La rue fut cédée par Edward Greene et ses associés en 1896. Il est intéressant de noter que messieurs Greene et Atwater étaient également propriétaires des avenues Columbia et Bruce, qu’ils ont cédées à la ville la même année. Greene était également propriétaire de la rue Prospect et de l’avenue Stayner – elles aussi cédées à cette date.

La rue, désormais cédée à la ville, était composée de plusieurs lots non drainés avec des écuries de pension et de livrée. Les améliorations ont commencé en 1902 avec l’installation de trottoirs permanents. Pour embellir la rue, les propriétaires en façade avaient le choix entre le macadam ou la brique pour l’extérieur de leurs bâtiments. Quelques années plus tard, les pépinières Sheridan ont ajouté de la couleur à la rue avec leurs plantes fleuries au coin de l’avenue Greene et de la rue Sherbrooke.

‘En 1892, après avoir posé des rails le long de la rue Sherbrooke, la Montreal Street Railway a mis en place un service de transport en commun le long de la rue jusqu’aux avenues Clarke et Victoria.’

Avec l’aide du maître de poste de Montréal, un système de numérotation civique uniforme a fait ses débuts, en commençant par le numéro 1 de la rue Saint-Antoine. La numérotation fut améliorée en 1910, avec l’ajout du chiffre 1000 à chaque numéro civique.

L’année suivante, de grandes toilettes publiques souterraines furent construites à l’angle de la rue Sainte-Catherine et de l’avenue Greene

Les efforts d’embellissement de la ville ont subi un revers en mars 1914 lorsque l’une des principales conduites d’eau s’est rompue, provoquant de graves inondations dans de nombreuses caves. La Gazette de Montréal l’a alors décrit comme suit : « L’eau est entrée avec une telle force que, lorsque les portes ont été ouvertes, elle a emporté des paniers de légumes et d’autres fournitures et les vagues les ont poussés dans la rue… »

Deux institutions financières se s’installèrent sur la rue : La Banque de Nouvelle-Écosse, au coin de Greene et Sherbrooke, en 1928, et la Banque de Montréal, qui a brièvement occupé l’ancien bureau de poste avant de s’installer à son emplacement actuel, à l’angle du boulevard de Maisonneuve et de l’avenue Greene, en 1966.

La société Montreal Light Heat and Power Company a construit un circuit extérieur en 1932, sur le côté ouest de l’avenue Greene, qui est encore utilisé aujourd’hui.

Stayner Park - WestmountMag.ca

Parc Stayner – Image : Michael Walsh

En 1936, la ville a aménagé le parc Stayner à partir d’une école achetée à l’Institut méthodiste français et démolie pour créer un espace vert. La ville a par la suite agrandi le parc en 1952, en démolissant un bâtiment lui appartenant et comprenant six appartements.

Malgré sa croissance, l’avenue restait en proie aux incendies, et en 1937 un incendie majeur détruisit les numéros civiques 720 à 730.

Les arts et les spectacles fleurirent également sur la rue, à commencer par le Montreal Repertory Theatre (1938), situé entre l’avenue Western (devenue de Maisonneuve) et la rue Sherbrooke, sur un terrain cédé par la ville de Westmount. Une école de danse classique et moderne s’est installée à proximité du théâtre en 1953.

Dominion Store employee badge – WestmountMag.ca

Badge d’employé du magasin Dominion – Image : eBay

Un magasin d’alimentation Dominion a ouvert sur l’avenue Greene à l’angle de la rue Sainte-Catherine en 1928, suivi d’un magasin Steinbergs en 1951.

Avec la croissance des entreprises, la nécessité d’augmenter le nombre de places de stationnement pour les voitures s’est imposée. En conséquence, la ville expropria les numéros civiques 1370 à 1380, qui furent démolis en 1965 pour créer une grande aire de stationnement.

En 1966, la municipalité pris pleine possession de la rue en acquérant une ruelle derrière la Banque de Montréal. Par la suite, la ville promulgua la Loi sur les cités et villes (article 430) qui autorise la prise de possession de voies ouvertes au public pendant dix ans ou plus.

Le paysage de la rue changea radicalement en 1966 avec la construction du 2, Westmount Square, un immeuble de vingt et un étages. Bordant l’avenue Greene, la rue Sainte-Catherine, l’avenue Wood et le boulevard de Maisonneuve, le complexe signée Ludwig Mies Van der Rohe est décrit comme « … se dressant majestueusement dans un jardin public abritant un éventail international de boutiques… Il contenait également un cinéma, le Famous Players de 700 places (1967) et des restaurants. L’entrée sur l’avenue Greene présentait une sculpture intitulée The Chorus, de l’artiste montréalaise Sylvia Lefkowitz. (1976).

Westmount Square - WestmountMag.ca

Westmount Square

The Chorus sculpture - WestmountMag.ca

The Chorus sculpture (miniature) – Image: gevik.com

Un autre grand bouleversement pour les résidents de l’avenue Greene eu lieu en 1970, quand le ministère des transports du Québec a construit la rampe d’accès de l’autoroute transcanadienne, en déplaçant 250 familles des rues Greene et Saint-Antoine. Cela a entraîné l’expropriation et la démolition de tous les logements résidentiels situés à est de l’avenue Greene, entre les rues Selby et Saint-Antoine, affectant environ 30 familles. Au total, le projet d’autoroute transcanadienne a entraîné l’expropriation de 1 800 autres logements entre la rue Sanguinet et le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine.

Cette décision a pris la ville par surprise et, malgré une forte opposition, le gouvernement provincial a poursuivi ses projets. Au crédit de la ville de Westmount, des résidences pour les familles déplacées ont été construites sur le côté sud de l’avenue Hillside.

Selby Park - WestmountMag.ca

Selby Park c. 2016 – Image: Michael Walsh

En 1972, un espace vert supplémentaire a été créé par la ville au coin de Greene et Selby, comprenant (à l’époque) douze bancs, des équipements de jeu et un accès à l’eau.

L’avenue Greene comprenait alors plusieurs commerces importants, dont l’épicerie Gordon & Son, située à l’angle de la rue Sherbrooke et de Greene jusqu’en 1973, et le magasin de chaussures Smithers.

L’avenue Greene a fait l’objet d’un réaménagement majeur à partir de 1974. La proposition de développement initiale comprenait une à deux tours ajoutées au complexe Westmount Square, un parking de six étages au coin de Greene et Dorchester, un Holiday Inn à l’est du Westmount Square, sur l’ancien site de la GRC, et un nouveau bâtiment pour remplacer l’ancien bureau de poste. Heureusement, nombre de ces projets ne se sont pas concrétisés en raison de la forte opposition manifestée par l’Association du village de l’avenue Greene.

Étonnamment, certaines personnes n’aimaient pas l’ancien édifice du bureau de poste. Un article d’opinion l’a même décrit comme « … l’un des bureaux de poste les plus inesthétiques jamais construits, mais si solide qu’il ne pourrait probablement pas être rasé de toute façon… ».

The Old Post Office - Westmountmag.ca

L’ancien bureau de poste

L’ancien bureau de poste, construit en 1913, a été désaffecté en 1969 parce qu’il était trop petit pour traiter le volume de courrier. Il fut loué brièvement par la Banque de Montréal qui le délaissa en 1972. Le gouvernement fédéral a ensuite loué le bâtiment à Headway Management of Montreal en 1975. La société l’a converti en une cour commerciale distincte avec de l’espace pour trente boutiques sophistiquées. « Le couronnement du centre commercial sera une galerie spacieuse comprenant un solarium et un élégant restaurant… », selon une publicité de Headway Management Ltd. en 1975.

Coin Greene et St-Antoine
T. Prudhomme érige une épicerie à l’arrière de sa résidence, au coin de Greene et St-Antoine (1915)

Montreal Brewing coaster - WestmountMag.ca

Sous-verre de brasserie à Montréal – Image : Collectionneurs de publicité des brasseries canadiennes

101 Greene
Daniel Angevine, secrétaire de la Montreal Brewing Company (1905)

118 Greene
John Laurie, de la société Laurie Engine Company (1914)

« La Laurie Engine Company est l’un des plus anciens fabricants de moteurs au Canada et jouit d’une réputation d’excellence méritée pour ses produits. Elle est en activité depuis vingt-quatre ans sous le nom de Laurie Brothers. Elle construit tous les types de moteurs, simples, mixtes, à grand et à faible rendement, mais ses réalisations dans le domaine des chemins de fer électriques ont porté sur le moteur de type Corliss, à faible rendement avec des régulateurs auxiliaires et des soupapes d’arrêt conçus par la firme… De l’acier écossais et canadien sont utilisés et un grand soin est apporté à tous les détails de construction, notamment en ce qui concerne les volants d’inertie, qui sont assemblés avec des boulons en fer norvégien de dimensions telles que les contraintes ne dépassent jamais deux tonnes par pouce carré de section… »
– The Street Railway Journal, octobre 1895

Laurie Engine Company -ad - WestmountMag.ca

Laurie Engine Co. ad, The Canadian Lumberman (1901)

218 Greene
Une mise en quarantaine pour l’unique cas de variole de la ville (1907)

235 Greene
J. M. Percival (1895), représentant canadien de la coopérative d’approvisionnement Co-operative Supply Association of London England.

239 Greene
Mlle Cundill, école privée (1909)

257 Greene
Société Foster Brown Company Limited, magasin de livres et de fournitures scolaires (1907)

259 Greene
Courville, boucherie (1908)

320 Greene
Voir l’image de la carte postale ci-dessous…

Postcard 320 Greene Avenue - WestmountMag.ca

Carte postale adressée au 320, avenue Greene, septembre 1908 – Image : eBay

330 Greene
Écuries de dressage de chevaux du capitaine Verity (1908)

352 Greene
Hugh Vallance, de la société W. C. White Boiler Works (1909)

359 Greene
Presbytère de l’église de l’Avent, Révérend H. M. Little (1910)

Pullman ad- WestmountMag.ca

Publicité de la Pullman Company pour le service de wagons-lits, apparaissant dans l’horaire du Seaboard Railroad (États-Unis) du 15 décembre 1962 – Image : Domaine public

410 Greene
John Foley, emprisonné pour avoir déclenché de fausses alertes au feu (1910)
Adrien Brisebois, décédé de ses blessures alors qu’il servait dans l’ambulance de campagne n°2 (1915)
Henri Brisebois, disparu au combat (1915)

756 Greene
Edward F. Taylor, de la Pullman Company et membre fondateur de l’Union Congregational Church (1930)
Fondée par George Pullman, la société a été le premier fabricant de wagons de chemin de fer au milieu des années 1900. En outre, la société Pullman exploitait un parc de wagons-lits comprenant près de 10 000 wagons.

Cap Badge Duke of Connaught Royal Canadian Hussars - WestmountMag.ca

Insigne de casquette, Duc de Connaught Royal Canadian Hussars – Image : eBay

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Le lieutenant-colonel James Barr, responsable de l’organisation et du commandement des hussards royaux canadiens du duc de Connaught (1915)

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Alexander O’Neil, Canadian Express Company (1915)

« La Canadian Express Company opérait principalement sur les lignes du Grand Trunk Railway et a construit un service express à côté de la gare Union de Toronto en 1884. La compagnie a introduit le premier service de mandat postal au Canada en 1891. Parmi les autres services offerts figuraient les chèques de voyage, les envois de fonds à l’étranger et les transferts d’argent par câble. En 1921, Canadian Express a été racheté par la Canadian National Express Company. » – Association historique des chemins de fer de Toronto

Canadian Express Company postcard - WestmountMag.ca

Carte postale de la société Canadian Express – Image : Enchères Longley

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Bureau de relocalisation de la ville de Westmount
Le bureau a aidé les résidents déplacés par la construction de l’autoroute transcanadienne (1966).

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Esther Kneale Ford, présidente de la Ligue anti-vivisection de Montréal (1945)

Lizzy Lind at Hageby’s - WestmountMag.ca

Trafalgar Square, Londres, 1910 – Manifestation contre le retrait de la statue Brown Dog de Battersea Park par la société de défense des animaux et de lutte contre la vivisection – Image : Domaine public

John Henderson & Co. Coat of Arms - WestmountMag.ca

John Henderson & Co. Armoiries – Image : PoppysVintageClothing.com

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Appartements de Baronscourt (1913)
Richard Pearce, arrêté pour meurtre, a échappé aux autorités pendant huit ans avant d’être retrouvé, sous un faux nom, vivant dans cet immeuble (1932).
William Murray, John Henderson & Company, fourreurs (1932)

« Au XIXe siècle, à Montréal, l’une des boutiques de chapeaux et de fourrures les plus réputées était la John Henderson Company. Comme d’autres boutiques spécialisées de cette époque, ce magasin vendait des articles de luxe, qui complétaient la marchandise vendue dans les grands magasins. En raison de la concurrence, les commerçants devaient compter sur leur caractère distinctif et sur la qualité de leur service pour attirer et fidéliser la clientèle. Ils ont également fait de grands efforts pour créer des étalages de bon goût dans leurs magasins et dans les vitrines où ils présentaient leurs produits. »

« C’était toutefois un grand avantage pour les magasins qui voulaient rester compétitifs d’être situés dans une zone stratégique, à proximité de leurs concurrents. C’est pourquoi de nombreuses entreprises, dont la John Henderson Company, ont quitté les rues Notre Dame et Saint-Jacques à la fin du XIXe siècle pour s’installer sur la rue Sainte-Catherine, devenue la nouvelle artère commerciale de Montréal. »
– Musée McCord

Grand Orange Lodge of Canada flag - WestmountMag.ca

Drapeau, Grand Orange Lodge of Canada – Image: Creative Commons

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Loge #401 du Boyne Loyal Orange Hall (1955)

« L’Ordre d’Orange était une société fraternelle politique et religieuse au Canada. Dès le début du XIXe siècle, ses membres défendent fièrement le protestantisme et le lien britannique tout en s’entraidant. L’Ordre a eu une forte influence sur la politique, notamment par le biais du patronage au niveau municipal, et a développé une réputation de sectarisme et d’émeutes. »

« Comme leurs confrères du monde entier, les Orangistes du Canada étaient de fervents protestants et des adhérents inébranlables à la couronne britannique et à ses représentants coloniaux. De telles allégeances étaient particulièrement visibles dans les défilés lorsque les membres scandaient des slogans et portaient des bannières qui montraient leur soutien à leur cause. Les Orangistes canadiens partageaient la conviction que le destin de la nation était lié aux ambitions impériales britanniques. Ils ont soutenu avec ferveur le gouvernement colonial du Haut-Canada pendant la Rébellion de 1837 et, après la Confédération, ils défendirent avec ardeur l’entrée de la Grande-Bretagne dans des engagements militaires tels que la guerre des Boers et la Première Guerre mondiale. »
-L’encyclopédie canadienne

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Soldat C. V. Hood, du 66e Bataillon, mort au combat (1917)

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J. R. Gardner, architecte (1900)

James Shearer Company - WestmountMag.ca

James Shearer Company – Image: Wikitree

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B. H. Wills, secrétaire et trésorier de la société James Shearer Lumber Company (1900)

1087-89 Greene - WestmountMag.ca

1087-89 Greene

« Au début des années 1860, Shearer décida de se lancer dans le commerce du sciage du bois. Avec le comptable Jonathan Brown, il créa la Shearer and Brown Company, qui possédait une scierie à vapeur au sud de l’écluse de Saint-Gabriel. Shearer était ainsi en mesure de fournir du bois pour le marché primaire ainsi que pour le marché secondaire et ces deux activités furent à la base du succès de l’entreprise. En 1871, la fabrique, spécialisée dans la fabrication de fenêtres et de portes, comptait 80 employés et produisait des matériaux d’une valeur de 71 000 dollars, tandis que la scierie et la raboterie comptaient 26 hommes et produisaient pour 40 800 dollars de bois. »

« La dépression des années 1870 perturba le schéma de croissance, mais en 1887, le moulin à vantaux et à porte James Shearer comptait 125 ouvriers. L’année suivante, Shearer fit entrer ses deux fils aînés dans l’entreprise. Trois ans avant sa mort, la manufacture et la scierie ont été fusionnées sous le nom de Shearer, Brown, and Wills Limited. Après la mort des associés fondateurs, la société fut rebaptisée James Shearer Company Limited en 1912. »

« Shearer était un innovateur. On dit qu’il a mis au point un système de drainage des toits pour surmonter les problèmes de l’hiver canadien. Le toit était concave et le drain pour l’écoulement se trouvait au centre et transportait l’eau vers l’intérieur du bâtiment où elle était protégée du gel. Ce type de toit a apparemment été utilisé pour la première fois sur l’hôtel Windsor à Montréal en 1877. » – Dictionnaire biographique du Canada

Centre Greene - WestmountMag.ca

Centre Greene, anciennement le Unity Boys’ Club

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Le club des garçons Unity Boys’ Club construit sur un terrain cédé par la ville et avec l’aide du Rotary Club (1949)
Le bâtiment se compose de deux étages et d’un sous-sol contenant des salles de club, des salles de jeux, un gymnase avec douches, une salle d’artisanat et des locaux permanents pour le superviseur directeur.

French Methodist Institute - WestmountMag.ca

Institut méthodiste français – Image : imtl.com

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Institut méthodiste français, Révérend J. Pinel, directeur (1900)

« L’Institut a commencé ses travaux en 1880. Son fondateur était le regretté révérend L. N. Beaudry qui désirait assurer le salut de ses compatriotes, les Canadiens français de la province de Québec. L’Institut préparait les étudiants au cours préliminaire de conférence pour les stagiaires français de l’Église méthodiste du Canada, à l’entrée au département de formation des enseignants du Collège McDonald à Sainte-Anne-de-Bellevue et à l’inscription à l’université. Le bâtiment d’origine a été conçu par John Pierce Hill, qui a également conçu la maison coloniale pour Henry Morgan & Co. (actuellement Hudson’s Bay) sur la rue Sainte-Catherine. »
– The Westmount News, 6 octobre 1911

Le bâtiment a été transformé en résidence pour personnes âgées en 1932.

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John Quinlan & Company (1922)

« Le décès de John Quinlan, à l’age de 68 ans, est survenu hier à sa résidence, au 323 avenue Redfern, à Westmount, après une longue maladie. M. Quinlan était le président de la société John Quinlan & Company, Quinlan Cut Stone, Limited, et de la Georgian Bay Quarries Limited. »

« M. Quinlan, qui était un homme d’affaires très bien connu dans la ville, et qui a fourni la pierre pour le nouveau palais de justice, le bureau de poste principal et de nombreux autres bâtiments publics de Montréal, est né dans cette ville en 1868, fils de Timothy Quinlan et de Katherine Kelly. »

« Il a fait ses études dans les écoles publiques locales et a commencé sa carrière commerciale chez John Burns & Company en 1883. L’année suivante, il a rejoint la société Stewart & Quinlan et a travaillé pour cette société jusqu’en 1895, année où il a créé la société actuelle de John Quinlan & Company. »

« En 1908, il a ouvert les carrières de pierre de Glen-bow sous le nom de Quinlan Carter Limited, qui a fourni la pierre de taille pour les bâtiments du Parlement à Edmonton, les bâtiments publics à Calgary, la maison du lieutenant-gouverneur à Strathcona, et bien d’autres entreprises. Il a vendu sa participation dans cette entreprise en 1912. »

1112 Greene - WestmountMag.ca

1112 Greene

« Parmi les bâtiments qu’il a érigés, on retrouve bibliothèque municipale de Montréal, les bâtiments de pathologie et d’ingénierie de l’Université McGill : Bishop’s College School, à Lennoxville ; l’église du Messie ; l’église First Baptist ; l’asile pour orphelins St. Patrick, à Outremont ; les bâtiments de l’électricité, à Montréal ; l’église St. Peter, à Sherbrooke ; l’hôtel Queen’s ; l’édifice de la Banque Royale ; l’édifice Bell Telephone ; le couvent du Sacré-Cœur ; l’église Ascension, à Westmount. »

« Il était membre de la Chambre de commerce et ancien président de la Bourse des constructeurs de Montréal ; il était un ancien grand chevalier des Chevaliers de Colomb. »

« Il était de confession catholique et était bien connu pour son travail au sein des organisations catholiques. En 1896, il épouse Elizabeth Cogan, fille de Simon Cogan, et a eut avec elle une fille, Mme John C. Kelly, de Montréal, et six fils, James, Gerald, John Jr, Robert, Harold, Clarence. Ses deux soeurs, Mme John Cavanagh et Mme Fred Kirkup, toutes deux de Montréal, et huit petits-enfants. »

« Il a été gouverneur de l’Hôpital général de Montréal et directeur des fédérations de bienfaisance catholiques ; à une époque, il était gouverneur du Collège Loyola et du lycée catholique. »

«M. Quinlan était le plus jeune membre d’une famille pionnière dans le domaine de la construction et ses activités l’ont amené dans de nombreuses régions du pays. Il était le frère de feu Lawrence Quinlan, entrepreneur bien connu en son temps, et de feu Hugh Quinlan, de Quinlan and Robertson. Au cours de sa carrière commerciale, il a introduit des méthodes modernes dans les travaux de construction canadiens, étant le premier à utiliser des pelles à vapeur dans l’excavation. »
– Montreal Gazette, 5 juillet 1935

Russian Order of St. George - WestmountMag.ca

Médaille de 4e classe de l’Ordre de Saint Georges de Russie – Image : Creative Commons

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W. R. Gravely

Le soldat de deuxième classe William K. Gravely, a été décoré de l’Ordre de la quatrième classe de Saint-Georges, en août 1915, par le tsar de Russie. Rétabli après son abolition en 1917, l’Ordre de Saint-Georges est l’ordre militaire suprême de la Russie, décerné aux officiers pour de brillantes opérations militaires.

Sergent W. K. Gravely, quartier-maître régimentaire, Corps forestier canadien (1919)

« Le 16 février 1916, le secrétaire colonial britannique, Andrew Bonar Law, a fait une demande au gouverneur général du Canada pour déployer des bûcherons canadiens afin d’aider à la coupe et à la transformation du bois. Plus tard cette année-là, le Corps forestier canadien a été créé. »

« La demande était inhabituelle – habituellement, le Canada expédiait du bois transformé par bateau à travers l’Atlantique vers la Grande-Bretagne. Cependant, en raison du risque élevé de voyager outre-mer à cause des sous-marins allemands, il fut jugé plus sûr d’amener la main-d’œuvre bûcheronne dans les forêts de Grande-Bretagne et d’Europe continentale pour y travailler. »

Poster for the Canadian Forestry Battalion - WestmountMag.ca

Affiche pour le Bataillon forestier canadien – Image : Domaine public

« Environ 24 000 hommes ont servi dans le cadre du Corps forestier canadien dans diverses régions d’Europe pour travailler à la transformation du bois pour la construction de casernes, de routes, de tranchées, de boîtes de munitions et d’autres fournitures. À la fin de la guerre, le Corps avait produit environ 85 000 tonnes de bois rond, 260 millions de pieds-planche de bois d’œuvre, et plus de 200 000 tonnes de combustible et de dalles. »

« En plus de la production de bois, le Corps forestier canadien était également entraîné comme infanterie et, au moins une fois, les membres du Corps ont été appelés aux armes. Lorsqu’une demande a été faite pour que 500 hommes rejoignent l’infanterie, les archives montrent que près de 1300 se sont portés volontaires. Au moment où l’offensive fut arrêtée, un grand nombre de membres du Corps avaient servi à un moment ou à un autre sur la ligne de front. »

« Lorsqu’il a été dissous en 1920 à la fin de la guerre, on estime que le Corps était à la source de 70% de tout le bois qui avait été utilisé par les forces alliées. »

« En 1940, le Corps forestier canadien a été rétabli en réponse au début de la Seconde Guerre mondiale pour jouer le même rôle. »
– Association des produits forestiers du Canada (CPAC)

Northern Pacific Railway brochure - WestmountMag.ca

Brochure de promotion du Chemin de fer Northern Pacific Railway (1904) – Image : Domaine public

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Thomas Henry, représentant de la Northern Pacific Railway (aujourd’hui connue sous le nom de Burlington Northern) (1900)

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B. W. Brock, dentiste

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L’atelier de couture de Sam Salinsky (1922)

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M. C. Dawson, surintendant, Wagon Car Company (1900)

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John Laurie, de la société The Laurie Engine Company (1900)

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A. A. Perry & Company, épiciers (1900)
Gordon & Sons (1948)
Magasin de fruits et légumes. L’entreprise fut condamnée à une amende en 1948 pour avoir obligé les clients à acheter plus de marchandises qu’ils ne le souhaitaient ou à acheter des marchandises dont ils n’avaient pas besoin.

1212 Greene
Nettoyage à sec et pressier (1930)

1212 Greene - WestmountMag.ca

1212 Greene

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Quartier général régimentaire du Royal Montreal Regiment (1919)
Institut industriel de Montréal (1936)
Officiellement appelé l’Institut industriel de Montréal pour l’épilepsie. Fondé en 1920, et fusionnant avec le département d’ergothérapie des Infirmières de l’Ordre de Victoria et le Bureau des travailleurs handicapés, en 1937, pour former le Centre d’ergothérapie et de réadaptation.
Publications Gallery Publications (1957)
Robb Imports Limited (1964)
Un magasin de la Régie des alcools du Québec. Pour acheter de l’alcool, il fallait remplir un formulaire sur lequel figurait le code unique de la boisson.

1216 Greene
Confiserie M. McDonald (1900)
Bijouterie N. E. Ohman’s Jewellery Shop (1899-1983)

Camp flag of the Royal Montreal Regiment - WestmountMag.ca

Drapeau de camp du Royal Montreal Regiment – Image : Licence d’utilisation équitable

« La fermeture de la bijouterie met fin à 84 ans d’histoire… Une partie de la raison pour laquelle la boutique ferme est qu’elle ne peut plus se permettre d’offrir ce type de service personnel – le client est appelé par son nom, il n’a pas besoin d’attendre pour être servi – qui est difficile à maintenir. » Selon Lois Kearns… dont le grand-père, Nil Ohman, a ouvert Ohman’s en 1899… Kearns a déclaré que plusieurs facteurs – dont l’augmentation du loyer et l’exode d’une grande partie de sa clientèle traditionnelle – forcent Ohman’s à fermer… Le commerce sur l’avenue Greene a été particulièrement touché ces dernières années… en grande partie à cause de la disparition de deux grands supermarchés. »
– Montreal Gazette, 31 mars 1983

1216 Greene - WestmountMag.ca

1216 Greene

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J. H. Hill, fournitures photographiques (1934)

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Joseph Morris, de la société Montreal Locomotive Works, une usine de locomotives (1913)

« La société Montreal Locomotive Works, souvent appelée par ses initiales MLW, était un fabricant de locomotives établi de longue date, dont les origines remontaient à la fin du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, la toute nouvelle American Locomotive Company (Alco) a racheté le prédécesseur de MLW afin d’ouvrir de nouvelles possibilités sur le marché canadien. »

« Au fil des ans, MLW est devenu un constructeur formidable, fabriquant au moins une locomotive pour la plupart des plus grandes compagnies ferroviaires du pays. Pendant l’ère du diesel, la branche nord d’Alco a continué à fournir au Canada des modèles inspirés des dessins de sa société mère, légèrement modifiés pour être utilisés dans ce pays. Il est intéressant de noter que de nombreux produits MLW sont restés en service longtemps après que la plupart des équipements de la société mère aient été retirés des lignes américaines. »
– American-Rails

La société MLW fut acquise en 1975 à Bombardier Transportation qui cessa la production de locomotives. En 1988, la société fut vendue à General Electric – cinq ans plus tard, GE a fermé l’usine de fabrication.

Montreal Locomotive Works - WestmountMag.ca

Panneau métallique de train du CNR pour la Montreal Locomotive Works – Image : eBay

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Mackay & Currie Ltd., détaillant de charbon (1927)

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Goltman’s Business College, école de commerce (1925)
Robert Goltman a été directeur du Goltman’s Business College, à Montréal, ainsi que sténographe officiel et anciennement professeur de sténographie et de dactylographie à l’université McGill.
Société de construction Riepert & Foster Limited (1925)
Bernard Altmans, marchand de livres rares et épuisés (1953)
Société d’édition Parkins (1963)

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Société Reid et Cambridge, plombiers (1930

Avenue Theatre poster - WestmountMag.ca

Affiche du Avenue Theatre – Image : Creative Commons

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La compagnie théatrale Westmount Theatre Company (1915)
Avenue Theatre (1949)

« …la première maison de cinéma de Westmount, l’Avenue Theatre, située sur l’avenue Greene… ouvrira ses portes ce vendredi à 13 heures… La Westmount Theatre Company… est considérée comme le théâtre le plus moderne du Canada… L’entrée est décrite comme remarquablement moderniste, avec une façade visuelle entièrement vitrée. Le hall d’entrée est décoré d’une frise en couleur représentant les premières scènes historiques du Canada. »

« Le foyer intérieur, dont le plafond en dôme voûté est traité avec du flocage et dont les murs sont faits de panneaux de bois de pima vera (acajou jaune), se caractérise par un vestiaire spacieux et une confiserie… »
– Montreal Gazette, 28 mai 1947

1225 Greene - WestmountMag.ca

1225 Greene

1225 Greene
D. McLennan, D. & R. McLennan (1900)

1227 Greene
Bess, atelier de réparation de pneus (1914)

1239 Greene
Francis Cundill, F. Cundill & Company (1900)
École pour filles Dorchester Terrace School (1915)

1240 Greene
John S. Murray, fleuriste (1900)
Andrew Murray, sculpteur 1900

1247 Greene
Atelier du livre et d’imprimerie The Book and Print Shop (1956)

1250 Greene
Steinberg’s (1978)

1251 Greene
Antiquités du centre des collectionneurs (1966)

Steinberg logo - WestmountMag.ca

Logo Steinberg – Image: Domaine public

1253 Greene
Papeterie Seaton Stationery Store (1953)

1259 Greene
Marché des fruits et de la viande R. D. Anglin (1900)
Roberts Provisions (1945)
Le commerce fut mis à l’amende pour avoir vendu illégalement des légumes à des prix élevés.

1261 Greene
Atelier de réparation de chaussures Joe Weiner, shoe repair shop  (1914)

1265 Greene
Christina Cameron, infirmière militaire (1917)

Steinberg’s store on Greene - WestmountMag.ca

Le magasin Steinberg sur l’avenue Greene c. 1950 – Image: PInterest

1267 Greene
C. Fessenden, de la société Montreal Rolling Mills, laminoirs (1900)

« Les laminoirs et les usines produisant des articles tels que des clous, des outils, des chaudières étaient principalement établis à Montréal. La plus grande entreprise était la Montreal Rolling Mills Company, fondée en 1869… Ses laminoirs étaient des installations modernes avec des machines à vapeur et employaient 400 ouvriers. Utilisant de la fonte brute provenant d’Angleterre, la société réalisait des productions variées ; en 1881, elle était devenue le plus grand producteur de tuyaux en fer. »
– Le Québec : Une histoire 1867-1929

Montreal Rolling Mills - WestmountMag.ca

La Montreal Rolling Mills, laminoirs de Montréal – Image : – © Musée McCord M930.50.8.285

1269-71 Greene
Dommages causés par un incendie (1960)

1271 Greene
Fournitures électriques Mitchell’s Electrical Appliances (1953)

1299 Greene
Banque de Montréal (1966)

1310 Greene
Empire Life Insurance Company, assurances-vie (1965)
Station de radio CHOM-FM (1976)

1311 Greene
Westmount Antique Shop, antiquaire (1929)

1318A Greene
Doll Hospital, réparation et vêtements de poupées, poupées et vente d’articles religieux (1950)

1320 Greene
Archibald Charles Bennet, de la société J. Eveleigh & Company, fabricants de malles et de sacs de voyage (1913)
Son père, John Bennet, a créé la société Bennet & Henderson qui fabriquait des machines à vapeur. Le Royal William, un navire de la Cunard construit par leur entreprise, fut le premier navire entièrement mut à la vapeur à traverser l’Atlantique.
Service de valet Greene Avenue Valet Service (1930)
Hôpital pour animaux (1933)
Décoration résidentielle Lincor Home Decorations (1966)

1329 Greene
Magasin Henry Gatehouse & Son (1950)
Ce magasin fournissait des viandes, des légumes et des fruits de mer, disposait de casiers frigorifiques où les clients pouvaient stocker leurs achats jusqu’au moment où ils en avaient besoin.
Kanter Erichsen Ltd, meubles scandinaves (1956)
Mobilia Limited, meubles scandinaves (1966)

1330 Greene
Écuries Alex Cowan D. V. S. (1900)
Compagnie d’assurance Standard Life (1964)

1339 Greene
McLean Brothers, plombiers (1934)

1343 Greene - WestmountMag.ca

1343 Greene

1343 Greene
Apex Radio Service (1948)
Service électrique Girouard (1959)

1346 Greene
Appartements Asquith (1928)
Marchand de souliers Real Shoe Shop (1952)

1350 Greene
Magasin The Children’s Corner (1956)

1351 Greene
Mme. J. Corrigan
Arrière-petite-fille d’Ellen Carroll qui, à 112 ans, était la deuxième femme la plus âgée du monde (1939)

1355 Greene
Magasin de matériel d’artiste et salle d’exposition W. G. Perry and Charles Brooks (1952)

1357 Greene
Rafinerie de sucre Percy A. Drummond, Canada Sugar Refining Company (1900)

« La Canada Sugar Refining Company, devenue Redpath & Son, continue de se développer et de s’agrandir… L’avènement de la Première Guerre mondiale a conduit à une prise de contrôle par le gouvernement de l’ensemble de l’industrie sucrière, prétendument pour la durée de la guerre, mais en réalité pour quelque temps encore. En raison de l’incompétence, de la mauvaise gestion et de la violation pure et simple de toutes les assurances données par les hauts fonctionnaires du gouvernement, ce contrôle imposé à la Canadian Sugar Refining Company Limited a infligé des pertes financières paralysantes qui n’ont pas pu être récupérées. Au moment du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement canadien a pris à nouveau le contrôle complet de l’industrie sucrière du Canada, comme lors de la guerre précédente, et des bureaucrates sans connaissance ou compréhension adéquate de l’industrie sucrière… ont conduit à l’imposition du rationnement au Canada… »

« Malgré la fin de la guerre… les contrôles gouvernementaux sont restés en vigueur jusqu’en 1947. À cette époque, la raffinerie de Montréal était dans un état de délabrement important… De plus… le canal de Lachine n’avait pas été élargi ou approfondi pour accommoder le tirant d’eau accru des navires modernes, ce qui a entraîné la fermeture effective du canal à la navigation commerciale en 1940. »
– Un homme de substance : La vie et l’héritage de John Redpath 1799-1869

1360 Greene
A. Reyburn Interiors, décoration intérieure (1957)

1363 Greene
F. P. Bickley, M. Fisher Sons & Company (1900)

1364 Greene
Harvest House Limited Publishers, éditeurs (1964)

1363 Greene - WestmountMag.ca

1363 Greene

1367 Greene
Agence immobilière Westmount Realties Company (1930s)
Société Dura Seal Floor Service (1939)

1368 Greene
Alfred Forbes, Forbes Brothers (1900)
William Rodden, William Rodden & Company (1900)
La fonderie de William Rodden, située dans le quartier Sainte-Anne, était spécialisée dans la fabrication de poêles, de sommiers, de balances et de charrues.

1373 Greene
Salon d’esthétique Cooke’s Beauty Parlours (1928)
Agence de voyage McGregor Travel Company (1964)

1380 Greene
Lady Violet Johnson and Sir Edward Gordon Johnson (1950)

« Sir Edward Gordon Johnson, 5e baronnet, est né le 17 mars 1867. Fils d’Archibald Kennedy Johnson et de Katherine Sophia MacDonnell, il épouse Violet Eveline Hayes, fille de Thomas Edward Hayes, le 18 juin 1902. Il meurt le 15 avril 1957 à l’âge de 90 ans, sans laisser de trace. »

« Il succède au 5e baronet Johnson, de New York, en Amérique du Nord [Grande-Bretagne, 1755] le 6 octobre 1873. Il a travaillé pour le Canadien Pacifique entre 1903 et 1933. »
– La pairie

1373-85 Greene - WestmountMag.ca

1373-85, avenue Greene

1383 Greene
Westmount City Dairies Limited, centre de distribution (1917)
Westmount Farm Products, distributeurs (1918)
Maison de retraite (1922)

1385 Greene
Pharmacie Mount Pleasant (1928)

1392 Greene
Magasin de fruits et légumes Gordon & Son (1931)

1441 Greene
David Lorne McLean, McLean Brothers, plombiers (1934)

Ceci conclut notre balade à travers le développement de l’avenue Greene. La prochaine fois que vous marcherez sur ses trottoirs non encombrés, en passant devant ses grandes tours vitrées, essayez de vous souvenir de ces deux messieurs dans le bus qui la décrivaient comme le lieu paisible de leur tendre enfance.

Images : Andrew Burlone, sauf mention contraire

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Michael Walsh - WestmountMag.ca

Michael Walsh est un résident de longue date de Westmount. Heureux d’être retraité après avoir passé près de quatre décennies dans le domaine de la technologie de l’enseignement supérieur. Étudiant professionnel par nature, sa formation universitaire et ses publications portent sur la méthodologie statistique, la mycologie et la psychologie animale. Durant cette période, il a également été officier dans les forces armées canadiennes. Avant de s’installer à Montréal, il a été chargé d’évaluer les programmes bilingues des écoles primaires et secondaires par le ministère de l’éducation de l’Ontario. Aujourd’hui, il aime passer du temps avec son (énorme) Saint-Bernard tout en découvrant le passé de la ville et en partageant les histoires des arbres majestueux qui ornent les parcs et les rues. Il peut être contacté à l’adresse michaelld2003@hotmail.com ou sur son blog Westmount Overlooked


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