Lieux de Westmount
Les personages et objets
Les anecdotes derrière le familier qui reflètent la trame sociale de Westmount
Par Michael Walsh
Précédemment publié dans WestmountMag.ca
Imaginez que vous êtes assis dans un avion et que la personne à côté de vous entame une conversation. « D’où venez-vous? » demande-t-elle. Vous répondez : « De Westmount, au Québec » — ce à quoi elle réplique : « Où est-ce? « Une autre personne, dans un siège adjacent, répond: « C’est un endroit où tout le monde se connaît et où il fait bon vivre ! ».
Il y a des aspects de la vie dans une petite ville que j’aime vraiment — le caractère routinier du quotidien, l’idée que les gens vous connaissent ainsi que vos goûts et vos répugnances.
Cress Williams
Cette réputation n’est pas usurpée. Les raisons sont variées : c’est un endroit où les familles se sentent en sécurité et éprouvent un sentiment d’appartenance. Il y a aussi une routine réconfortante d’événements annuels qui célèbrent l’appartenance à la communauté.
Il y a aussi l’aspect historique, évident à travers la ville: les maisons, les noms des rues et les plaques installées pour marquer les événements importants. Ce qui suit est un aperçu de petites histoires de lieux, de personnages qui les ont habités et d’objets qui reflètent la trame sociale de Westmount. Ce qui suit est un aperçu des lieux et des personnages qui les ont habités, ainsi que des objets qui reflètent la trame sociale de Westmount.
61, Rosemount
Andrew Rutherford, William Rutherford et fils (1900).
« Westmount a perdu un éminent citoyen, W. Rutherford, ancien maire et échevin de la ville de banlieue, décédé à l’âge de 68 ans. Industriel de premier plan et dirigeant de la compagnie de bois d’œuvre portant le nom de famille, et de diverses associations sportives. Le drapeau était en berne hier au-dessus de la mairie de Westmount. La municipalité pleurait un de ses concitoyens les plus distingués, William Rutherford, ancien échevin, ancien maire et homme d’affaires bien connu, qui est décédé samedi soir à son domicile, au 458 de l’avenue Mount Stephen. Il avait 67 ans et souffrait depuis longtemps.
Toujours intéressé par les affaires civiques, M. Rutherford a été élu par acclamation au plus haut poste que la municipalité pouvait offrir, celui de premier magistrat. Il a occupé le poste de maire de Westmount de 1911 à 2012 et a été conseiller municipal pendant trois ans. Ses activités commerciales étaient concentrées autour de la Rutherford Lumber Company, anciennement connue sous le nom de William Rutherford and Sons Company Limited, entreprise fondée par le père de M. Rutherford. Au moment de son décès, il était administrateur de la société, après avoir exercé pendant de nombreuses années en tant que trésorier. »
– Gazette de Montréal, 29 février 1932
44, Rosemount
Arthur Lyman, Lyman Sons & Co. (1900).
« Les principales activités de l’entreprise de chimistes et droguistes se trouvaient sur la rue Saint-Paul, dans de vastes locaux construits en 1855 et incendiés en 1888. Les activités de vente en gros et au détail se sont poursuivies jusqu’à la confédération, où la vente au détail a été abandonnée. La fabrication de produits pharmaceutiques, d’huile de lin, de peintures et d’huiles s’effectuait dans un emplacement distinct, sur le côté sud du bassin du canal de Lachine. Ces produits ont remporté des médailles lors de plusieurs expositions dont celles de Paris en 1855 et 1878. De plus, les Lyman étaient des importateurs de médicaments, de graines, d’huiles, de colorants et de couleurs de peinture. »
– Canadian Bibliography [bibliographie canadienne]
470, Strathcona
Edmond McMahon, médecin-légiste (1899).
« Edmond McMahon. Maître de chapelle, chanteur, avocat et médecin légiste, est né à Sainte-Rose (aujourd’hui Laval), près de Montréal, le 18 octobre 1852, et décédé à Westmount le 2 février 1942, fut reçu au Barreau de Montréal en 1881 et devint ensuite médecin légiste en 1892, puis juge de paix de la ville de Westmount en 1894. Il fut successivement maître de cérémonie à l’église Saint-Joseph, à la cathédrale de Montréal (1888-93) puis à l’église Notre-Dame (1897-1906).
Il fut également rédacteur en chef de l’Album littéraire et musical La Minerve et collabora de 1896 à 1899 à L’Art musical. Il est l’auteur d’une méthode élémentaire de chant publiée à Montréal en 1880, dont Ernest Gagnon a vanté les mérites dans une lettre à l’auteur, datée du 25 août 1880 et publiée dans Le Canada musical, le 1er avril 1881 : « À chaque page de votre livre, on constate que vous possédez l’érudition nécessaire pour donner à votre œuvre les plus amples proportions, et que c’est bien à dessein que vous restez dans les limites du cadre que vous vous êtes tracé. Vous avez bien fait de vous en tenir à un traité élémentaire : il importe de vulgariser l’étude et la pratique du chant, et ce n’est pas avec les longs traités que l’on atteindra ce but. ».
– L’Encyclopédie canadienne
96, Columbia
T. M. Todd – Administrateur, Allan Line (1899).
Grâce à des concepts d’ingénierie novateurs, les navires de l’Allan Line prospérèrent sur l’Atlantique et sur d’autres routes commerciales. Le premier paquebot en acier à naviguer sur l’Atlantique fut le Buenos Ayrean de la Allan Line, en 1880. Au tournant du siècle, la compagnie eut de la difficulté à financer de nouveaux navires et fut vendue à la Canadian Pacific Steamships Ltd en 1909. »
– L’Encyclopédie canadienne
69, Columbia
C. E. Wolfkill – Dominion Bridge Co. (1899)
« La Dominion Bridge Company, fondée à Toronto en 1879 sous le nom de Toronto Bridge Company, déménagea à Lachine en 1883 pour fabriquer des superstructures en fer et en acier destinées aux ponts et aux bâtiments. Attirée par les vastes étendues de terrain peu coûteuses le long du canal, l’entreprise fut directement liée au développement de Lachine. Elle a progressivement agrandi son complexe en achetant davantage de terres et en y ajoutant un atelier d’usinage en 1897, puis en y effectuant d’autres extensions entre 1925 et 1935.
Employeur important à Lachine, la Dominion Bridge a construit de nombreux gratte-ciel et ponts à travers le Canada, notamment le pont ferroviaire de Reversing Falls à Saint John, au Nouveau-Brunswick, et le pont entre Kanahwake et Lachine. L’entreprise et sa filiale, Davie Industries, ont fait faillite en 1998 et, à la suite d’efforts concertés et des protestations des syndicats, les actifs ont été achetés par le Groupe ADF Inc et le Fonds de solidarité FTQ. En 2003, l’ADF a menacé de fermer les installations qui ont ensuite été aquises par Cintube, un ancien partenaire de la Dominion Bridge spécialisé dans le cintrage de précision de tubes, tuyaux, poutrelles et caniveaux. »
– Patrimoine canadien
Les corneilles du parc Westmount
Une entrevue avec Kevin McGowan, ornithologue à l’Université Cornell, offre un aperçu fascinant du comportement de cette espèce d’oiseau.
Pourquoi les corneilles fréquentent-elles les villes?
L’environnement urbain offre plusieurs avantages aux corneilles. Les villes sont souvent de 5 à 10 degrés plus chaudes que les zones rurales, ce qui constitue un avantage par temps froid, et elles offrent une protection contre les chasseurs. Les autres prédateurs, comme les grands hiboux à cornes qui se nourrissent fréquemment de corneilles, sont sans doute moins nombreux dans les zones urbaines. La lumière artificielle peut aussi aider les corneilles à observer les chouettes la nuit, et les villes offrent de grands arbres qui servent de perchoirs élevés.
Les corneilles ont une caractéristique attachante qui n’est apparemment pas partagée par les autres oiseaux : elles peuvent identifier les gens en tant qu’individus. Alors que des mésanges peuvent manger dans votre main, je soupçonne qu’elles ne vous reconnaissent pas comme un individu. Les corneilles, par contre, pourront le faire. Si vous leur offrez régulièrement des cacahuètes, de préférence non salées et dans leur gousse, elles vous attendront et vous surveilleront. Et si vous le faites assez souvent, elles vous suivront dans la rue pour en avoir davantage, même si vous êtes en voiture.
Les appartements Richelieu
Je ne suis pas certain du nombre de mètres d’emprise de la frontière de Westmount vers l’ouest sur l’avenue Claremont. Il y a cependant un immeuble à appartements intéressant qui y fait face, le Richelieu, construit en 1926 et conçu par C. P. Tetle, et situé au 418 de l’avenue Claremont.
Les escaliers sont en marbre italien, les rampes en acajou massif et les planchers des couloirs sont recouverts de carreaux de céramique français. On y trouve une œuvre d’art originale, bien que détériorée, dans les couloirs et le hall. Une anecdote rapporte qu’un locataire, il y a plusieurs années, a eu des difficultés financières et a réalisé des travaux de peinture pour payer son loyer.
65, Arlington
James Crankshaw, avocat (1897)
« L’importance de la profession d’avocat ne peut être surévaluée, et parmi les membres de cette profession, M.J. Crankshaw mérite un hommage particulier. En 1883, cet avocat populaire a commencé sa pratique qui n’a cessé de croître, lui attirant une clientèle très étendue et influente. Maître Crankshaw a toujours tenu une position élevée dans sa profession et a bénéficié de nombreuses années d’expérience au pays ainsi qu’en Angleterre, où pendant de nombreuses années il a été directeur d’un cabinet d’avocats à Manchester.
Au cours de sa carrière professionnelle, il a géré avec succès de nombreux cas difficiles, et ses conseils sur toutes les questions juridiques ont fait de lui une autorité, les clients venant lui rendre visite de diverses parties de la province. Il s’est toujours assuré de bien défendre les intérêts de la ville de Westmount et a été commissaire de l’Ontario pendant de nombreuses années. Il a été admis au Barreau du Québec en 1883 et n’a jamais cessé d’être de son temps. »
– Gazetteer of Montreal263, Melville
J. Marshall, agent manufacturier (1900)
265, Melville
George Johnston, conducteur de train de l’Intercolonial Railway (1900)
L’une des premières sociétés d’État du Canada, le chemin de fer Intercolonial du Canada a été exploité de 1872 à 1918.
267, Melville
Alfred D. Thorton, directeur adjoint de la Canadian Rubber Co. (1900)
« La Canadian Consolidated Rubber Company avait son siège social à Montréal et a ouvert une succursale à Edmonton en 1911 pour servir de point de distribution de ses produits fabriqués en Ontario et au Québec : courroies en caoutchouc, emballage, tuyaux, vêtements imperméables, chaussures en feutre, pneus d’automobiles et de chariots, ainsi que des articles en caoutchouc pour les drogueries. »
– Philips Lofts
269, Melville
Arthur Shibley, secrétaire-trésorier de la ville de Westmount (1900)
‘Pour gouverner un territoire s’étendant sur une grande partie de l’Amérique du Nord britannique, Simpson se devait d’être plus qu’un homme d’affaires efficace; il devait aussi être un politicien et un diplomate également.’
271, Melville
Louisa A. Simpson, fille de Sir George Simpson (1900).
« Sir George Simpson fut gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) de 1820 à 1860. Pour gouverner un territoire s’étendant sur une grande partie de l’Amérique du Nord britannique, Simpson se devait d’être plus qu’un homme d’affaires efficace; il devait aussi être un politicien, et, comme une partie du territoire de la CBH était contestée par les États-Unis et la Russie, un diplomate également. Suite à un désaccord avec une compagnie russo-américaine concernant le territoire commercial de la côte nord-ouest, après la réorganisation de la CBH au moment de sa fusion avec la North West Company en 1821, Simpson et John Henry Pelly se rendirent à Saint-Pétersbourg en août 1838 pour négocier un accord avec le baron von Wrangel, directeur le plus influent du conseil d’administration de la société russe.
Ces pourparlers furent à l’origine d’un contrat entre les deux sociétés, signé en 1839 par Simpson et Wrangel, par lequel les Russes louèrent l’enclave de l’Alaska à la CBH. En retour, la société britannique s’engagea à fournir aux Russes, basés à Sitka, des denrées alimentaires à des prix favorables. La résilience de cette entente, qui céda de facto le contrôle du territoire russe à la CBH, fut telle qu’en 1854-1855, pendant la guerre de Crimée, les conditions furent respectées et, à la suggestion de Simpson, les gouvernements britannique et russe acceptèrent d’exclure la côte nord-ouest du théâtre de la guerre. »
– Encyclopédie canadienne
27, Chesterfield
Charles Redlich, fabricant de cigares – Reliance Cigar Factory, 5 et 7, rue de Brésoles (1900).
Plaque commémorative – Westmount et Grosvenor
Une plaque largement délabrée dédiée au sergent-major Walter Leja, grièvement blessé en désamorçant une bombe plantée par des membres du FLQ dans une boîte à lettres au coin des avenues Westmount et Lansdowne, le 17 mai 1963.
Mémorial à Diana, princesse de Galles
Une plaque commémorative à la mémoire de la princesse Diana fut apposée à un arbre Gingko du parc Westmount, situé à côté de l’étang pour enfants, par la Ligue monarchiste du Canada.
Images : Michael Walsh
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