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Comment dire « non »
au patron

Être accepté tout en s’affirmant sur le lieu de travail

Par Angela Civitella

Le mot « négociation » évoque des images de situations sous pression dans lesquelles les gens ont beaucoup à perdre s’ils se trompent.

En fait, vous négociez probablement plusieurs fois par jour. Vous le faites à la maison et au travail pour toutes sortes de choses, qu’il s’agisse de décider quoi préparer pour le dîner ou de définir les conditions d’une promotion d’emploi.

Pour cette raison, vous êtes un négociateur ou négociatrice, même si vous ne vous considérez pas comme tel ! Mais comment négociez-vous ? Savez-vous comment reconnaître des situations où la négociation est appropriée ? Et comprenez-vous les éléments d’une négociation efficace ?

Nous aborderons ici certains des principes fondamentaux d’une négociation réussie, de sorte que vous puissiez répondre à vos besoins sans créer de conflit lorsque vous devez dire « non ».

Certaines personnes considèrent la négociation comme un jeu qu’elles doivent remporter à tout prix. Elles utilisent des tactiques de négociation intransigeantes, ce qui laisse souvent une partie très satisfaite et l’autre partie sans autre choix que d’accepter.

Les bases de la négociation

La négociation consiste simplement à parvenir à un accord sur la manière dont vous allez progresser. C’est le processus de communication, pour que finalement toutes les parties s’accordent sur une solution.

Il y a plusieurs façons d’arriver à cet accord. Certaines personnes considèrent la négociation comme un jeu qu’elles doivent remporter à tout prix. Elles utilisent des tactiques de négociation intransigeantes, ce qui laisse souvent une partie très satisfaite et l’autre partie sans autre choix que d’accepter. Le problème avec cette approche est que la relation entre les deux parties est souvent endommagée de façon permanente. La personne qui demande quelque chose peut l’obtenir, mais l’autre personne se sent probablement exploitée et peut-être en colère et aigrie. Si ce n’était pas vraiment un « oui » volontaire, il est peu probable que la deuxième personne accomplisse la tâche rapidement ou avec une attitude positive.

L’approche opposée est l’accommodation. C’est à ce moment-là qu’une partie cède sa position et son objectif initial en acceptant simplement ce que l’autre personne souhaite. Cette tactique conciliante est souvent dictée par la volonté de maintenir des relations amicales. Le résultat final, cependant, est que la personne complaisante n’obtient pas ce dont elle a besoin et perd le contrôle de la négociation au profit de l’autre personne.

‘Les négociations qui visent des résultats mutuellement satisfaisants sont souvent les meilleures. Celles-ci sont parfois appelées négociations collaboratives, intégratives et sont fondées sur des principes de base.’

Les négociations qui visent des résultats mutuellement satisfaisants sont souvent les meilleures. Celles-ci sont parfois appelées négociations collaboratives, intégratives et sont fondées sur des principes de base. Les techniques utilisées pour mener ces négociations aident les négociateurs à trouver une solution extrêmement soucieuse des besoins des deux côtés. Le résultat est une solution « win/win » (gagnant/gagnant): au lieu de laisser une partie renoncer à une « position », l’accent est mis sur la recherche d’une nouvelle position où tout le monde est heureux et satisfait.

Dans le livre Getting to Yes (Obtenir un Oui), basé sur les travaux du Harvard Negotiation Project, les auteurs Roger Fisher et William Ury définissent quatre paramètres pour une négociation harmonieuse:

  • Considérer séparément les individus et le problème
  • Se concentrer sur les intérêts et non sur les positions
  • Générer une variété de possibilités avant de prendre une décision
  • Définir des normes objectives comme critères pour la prise de décision

Si vous utilisez ces paramètres comme critères pour votre négociation, vous serez plus en mesure de trouver des solutions créatives aux problèmes que vous essayez de résoudre.

‘Pour utiliser les principes de la négociation collaborative, vous devez être assertif. Oubliez l’idée que négocier signifie rennoncer à quelque chose. Ce processus de nécociation vous permet d’obtenir ce dont vous avez besoin.’

Assertivité et négociation

Pour utiliser les principes de la négociation collaborative, vous devez être assertif. Oubliez l’idée que négocier signifie rennoncer à quelque chose. Ce processus de nécociation vous permet d’obtenir ce dont vous avez besoin..

Ainsi, lorsque votre patron vous demande de siéger sur un autre comité et que vous n’avez pas vraiment le temps, vous n’avez pas à dire « oui » ou « non ». Abordez plutôt la situation comme une opportunité de négocier.

Le nouveau comité offre-t-il des opportunités de développement de carrière qui correspondent à vos objectifs à long terme? Si oui, vous pouvez peut-être renoncer à une autre tâche en échange, ou peut-être négocier l’embauche d’un assistant afin de réduire votre charge de travail. Le moment est peut-être même venu de renégocier votre description de poste et de redéfinir vos rôles et responsabilités au sein de l’organisation.

Quelle que soit la situation, si vous considérez la négociation comme une collaboration, vous dites « oui » à l’autre personne en respectant ses besoins – en même temps que vous vous donnez la possibilité de dire « non » à la tâche elle-même.

‘Toutes les demandes ne doivent pas être négociées. Parfois, lorsque votre patron vous demande de faire quelque chose, vous devez dire non.’

Quand dire « non »

Toutes les demandes ne doivent pas être négociées. Parfois, lorsque votre patron vous demande de faire quelque chose, vous devez dire non.

Voici quelques questions clés à poser avant de dire « non » à une tâche:

  • Ai-je le temps de le faire ?
  • À quel point est-ce urgent et / ou important ?
  • Suis-je la bonne personne pour la tâche ?
  • Est-ce que quelqu’un d’autre est le mieux adapté à ctte fonction ?
  • Cette demande correspond-elle à mes buts et objectifs ?

Si la réponse à l’une de ces questions est « non », alors vous feriez mieux de dire « non ». (voyez comment faire cela ci-dessous).

D’autre part, il est généralement peu professionnel de dire « non » à une tâche simplement parce que vous ne voulez pas la faire, que vous ne comprenez pas comment la faire, que cela prendra trop de temps, ou parce que la tâche est vague ou complexe.

‘… assurez-vous d’expliquer votre justification… Si l’autre personne comprend pourquoi vous dites « non », elle aura moins l’impression que vous êtes simplement inflexible.’

De quoi cette personne a-t-elle vraiment besoin?

Si votre réponse concernant la tâche est « non », trouvez la façon en même temps de dire « oui » à la personne. Pour ce faire, assurez-vous d’expliquer votre justification, de sorte qu’il soit clair que vous dites « non » à cette tâche particulière – et peut-être uniquement en cette occasion. Si l’autre personne comprend pourquoi vous avez dit « non », elle aura moins l’impression que vous êtes simplement inflexible. Cependant, vous devrez peut-être aussi être ferme sur la façon dont vous dites « non ».

Comme nous en avons discuté plus haut, dire « oui à la personne et non à la tâche » peut également signifier la négociation d’arrangements différents pour répondre différemment à la requête.

Afin de pouvoir dire « oui » à la personne, répondez d’abord à trois questions principales :

  • De quoi cette personne a-t-elle vraiment besoin ?
    Trouvez des zones de flexibilité
    Déterminez les priorités
    .
  • Comment répondre aux besoins de cette personne autrement ?
    Trouvez un autre cadre de référence ou une approche différente au problème
    Recherchez des alternatives conjoncturelles et d’autres ressources.
    .
  • Comment aider cette personne à faire en sorte que le besoin soit satisfait?
    Définissez l’objectif plus largement
    Recherchez des intérêts et des besoins communs

Un niveau élevé de confiance et une bonne communication sont des éléments essentiels de ce processus. Bien que rien ne garantisse que la confiance conduira à une bonne solution, la défiance nuira presque certainement à la collaboration. Les personnes qui ne se font pas confiance aux autres ont tendance à être sur la défensive, ce qui les pousse souvent à rechercher des intentions cachées ou à ne pas divulguer d’informations.

‘Un niveau élevé de confiance et une bonne communication sont des éléments essentiels de ce processus. Bien que rien ne garantisse que la confiance conduira à une bonne solution, la défiance nuira presque certainement à la collaboration.’

Lorsque les gens se font confiance, ils sont plus susceptibles de communiquer leurs besoins avec précision. Lorsqu’ils partagent des informations sur ce qu’ils veulent, ce dont ils ont besoin et pourquoi ils en ont besoin, les gens peuvent coopérer pour rechercher une solution commune. Et lorsque vous travaillez dans un environnement de respect et de confiance, il est beaucoup plus facile de parvenir à un accord sans compromettre vos besoins.

Image : PixabayButton Sign up to newsletter – WestmountMag.caÀ lire : autres articles par Angela Civitella


Angela Civitella - WestmountMag.ca

Angela Civitella, coach certifiée en gestion en gestion des affaires, avec plus de 20 ans d’expérience en tant que négociatrice, stratège et solutionneuse de problèmes, crée des synergies solides et durables avec ceux et celles qui cherchent à améliorer leurs compétences en leadership et en consolidation d’équipe. Vous pouvez rejoindre Angela au 514 254-2400 • linkedin.com/in/angelacivitella/ • intinde.com@intinde

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