Théodore Pellerin à l’honneur et Xavier Dolan à l’affiche d’une édition tournée vers la lumière
30 juillet 2026 • WestmountMag.ca
Le Festival de films CINEMANIA revient à Montréal du 4 au 15 novembre 2026 pour sa 32e édition, avec une annonce qui donne immédiatement le ton : le comédien québécois Théodore Pellerin recevra le CINEMANIA d’Honneur 2026, tandis qu’une séance spéciale viendra souligner le 10e anniversaire de Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Entre reconnaissance d’un parcours singulier et hommage à une œuvre marquante du cinéma québécois, le festival promet une édition à la fois festive, réfléchie et très ancrée dans le rayonnement de la francophonie cinématographique.
Créé en 2024 à l’occasion du 30e anniversaire du festival, le CINEMANIA d’honneur distingue chaque année une personnalité du cinéma québécois dont le travail contribue au rayonnement de la culture d’ici au-delà des frontières. Après Anne Dorval en 2024 et Monia Chokri en 2025, Théodore Pellerin devient la troisième personnalité à recevoir cette distinction. Le choix apparaît d’autant plus cohérent que l’acteur, à seulement 29 ans, s’est imposé comme l’un des visages les plus remarqués de sa génération, en français comme en anglais, dans des œuvres qui témoignent d’une rare liberté de ton et d’une grande souplesse de jeu.
Le festival promet une édition à la fois festive, réfléchie et très ancrée dans le rayonnement de la francophonie cinématographique.
« Être récompensé par CINEMANIA, c’est retrouver une famille qui aime le cinéma francophone avec passion. J’en suis profondément touché et honoré », a déclaré Théodore Pellerin. Du côté du festival, Guilhem Caillard souligne quant à lui l’évidence de cette reconnaissance, évoquant chez l’acteur un visage et un corps « éminemment cinématographiques », ainsi qu’une singularité artistique qui le place hors catégorie. Des mots qui résument bien l’aura de Pellerin : un interprète à la présence discrète mais magnétique, capable d’habiter ses rôles avec une intensité qui dépasse les effets de manche.
L’année 2026 marque en effet un tournant important dans sa trajectoire. Récompensé plus tôt cette année du César du meilleur espoir masculin pour Nino de Pauline Loquès, il confirme une ascension amorcée depuis plusieurs années déjà. En français, le public l’a notamment remarqué dans Chien de garde et Solo de Sophie Dupuis, ainsi que dans Becoming Karl Lagerfeld, où il incarnait Jacques de Bascher. Sa filmographie, déjà dense et variée, témoigne d’une capacité remarquable à naviguer entre productions québécoises, françaises et internationales sans perdre cette note de fragilité, de justesse et d’ambiguïté qui fait sa signature.
CINEMANIA d’Honneur
Le CINEMANIA d’Honneur sera remis au comédien à l’occasion du gala-bénéfice du festival, le mercredi 11 novembre à l’Auberge Saint Gabriel, en présence de figures du milieu artistique, de partenaires et de donateurs. L’événement s’annonce comme l’un des moments forts de cette édition, à la fois mondain et symbolique, où le festival souligne autant une réussite individuelle qu’une certaine idée du cinéma francophone : exigeant, vivant, ouvert et traversé par les échanges entre les scènes québécoise et internationale.

Mais le festival ne se limite pas à cette reconnaissance. il dévoile aussi une nouvelle identité visuelle qui vient conclure une trilogie consacrée à la lumière. Après un visuel inspiré de Close de Lukas Dhont en 2024, puis une image associée à Où vont les âmes de Brigitte Poupart en 2025, l’édition 2026 s’ancre cette fois dans Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Le choix de cette œuvre n’a rien d’anodin : dix ans après son Grand Prix au Festival de Cannes en 2016, le film demeure l’un des jalons les plus marquants de la filmographie du cinéaste québécois.
Cette année, la nouvelle affiche prend donc appui sur une image tirée d’une scène du film où Théodore Pellerin fait l’une de ses premières apparitions au cinéma. Le geste est finement pensé : il relie l’émergence d’un acteur aujourd’hui célébré à une œuvre devenue emblématique, tout en inscrivant le festival dans une continuité visuelle et thématique. La lumière, motif central de la trilogie, y devient autant une matière esthétique qu’un fil conducteur symbolique, celui d’un cinéma qui éclaire les trajectoires, les corps et les mémoires.
‘CINEMANIA rendra également hommage à Juste la fin du monde lors d’une séance spéciale dédiée à son 10e anniversaire.’
CINEMANIA rendra également hommage à Juste la fin du monde lors d’une séance spéciale dédiée à son 10e anniversaire. Le film, qui réunissait notamment Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux, a marqué un moment fort du cinéma québécois contemporain, tant par sa portée critique que par sa résonance émotionnelle. Dix ans plus tard, l’œuvre conserve une intensité intacte et s’impose toujours comme un repère dans le parcours de Dolan.
À propos de CINEMANIA
Dans un paysage culturel où les grands festivals jouent un rôle essentiel dans la circulation des œuvres et des talents, CINEMANIA continue d’occuper une place singulière. En se consacrant au cinéma francophone, tout en l’ouvrant à des figures, des récits et des formes venus de divers horizons, le festival affirme une ligne claire : célébrer un cinéma de langue française qui ne se replie pas sur lui-même, mais se déploie, au contraire, comme un espace de rencontres, de reconnaissance et de dialogue.
La programmation complète de cette 32e édition sera dévoilée le 21 octobre prochain. D’ici là, l’annonce du CINEMANIA d’Honneur à Théodore Pellerin et l’hommage à *Juste la fin du monde* suffisent déjà à donner le ton d’une édition particulièrement attendue. Entre mémoire, transmission et éclat du présent, CINEMANIA 2026 semble vouloir rappeler qu’un festival peut être à la fois une vitrine, un geste de reconnaissance et une manière de raconter le cinéma autrement.
Image courtoisie de Festival Cinemania
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