Festival international Présence autochtone (FIPA) – 4 au 14 août 2026
Festival international Présence autochtone (FIPA) – 4 au 14 août 2026

Présence autochtone
célèbre les imaginaires

Montréal rend hommage aux arts autochtones dans un esprit de paix et de dialogue

11 août 2026

Montréal, là même où fut signée la Grande Paix de 1701,  célèbre avec joie ses racines autochtones, sa diversité et son exemplaire esprit de vivre-ensemble. Jusqu’au 14 août 2026, la métropole québécoise accueille la 36e édition du Festival international Présence autochtone (FIPA), un événement où l’art devient, selon les mots de ses organisateurs, « une arme de paix », puisant aux sources les plus anciennes de l’identité montréalaise pour révéler son esprit festif.

Un événement où l’art devient, selon les mots de ses organisateurs, « une arme de paix », puisant aux sources les plus anciennes de l’identité montréalaise.

Cette édition survient à un moment chargé de symbolisme : le 325e anniversaire de la Grande Paix de Montréal, ce traité historique qui réunit, en 1701, des dizaines de nations autochtones et les puissances coloniales européennes sur ce même territoire. La figure allégorique du FIPA 2026 est Enukunnu, l’Araignée innue, symbole des rêves et du pouvoir créateur, qui virevolte au-dessus de la ville pendant les onze jours de programmation. Joséphine Bacon, au cœur du festival

La grande poète et cinéaste innue Joséphine Bacon ancre les deux extrémités de cette édition. La cérémonie d’ouverture, le 4 août, a été l’occasion de la première mondiale du film Nitassinan, qu’elle a coréalisé avec Kim Obomsawin, offert en acte d’amour pour la terre. Bacon reviendra ensuite pour la clôture, le 14 août, en participant au grand concert Ici fut planté l’arbre de paix, un événement commémoratif dirigé par Alexandre Éthier, alliant musique, chanson et poésie pour marquer l’anniversaire du traité de 1701.

Ce concert réunit une distribution particulièrement riche, dont l’Ensemble de guitares Forestare, Richard Desjardins, Jacques Newashish, Andrée Levesque Sioui, Marianne Lambert, Éric Dupont et Élise Turcotte — une programmation qui témoigne de l’ambition du festival de tisser des liens entre les générations, les langues et les traditions artistiques.

n événement où l'art devient, selon les mots de ses organisateurs, « une arme de paix », puisant aux sources les plus anciennes de l'identité montréalaise pour révéler son esprit festif.

Trônant fièrement au centre du festival, un grand tipi est dressé sur la Place des festivals, où les tambours appellent les passants à célébrer et à découvrir tout au long de l’événement. De là, la programmation rayonne vers le cinéma, la musique, le théâtre, la danse, les arts visuels, la littérature, la performance, les installations et les créations participatives — un parcours de onze jours où les frontières entre les formes d’art laissent la place à ce que les organisateurs décrivent comme une expérience immersive et profondément humaine.

‘La grande poète et cinéaste innue Joséphine Bacon ancre les deux extrémités de cette édition.’

Le cinéma autochtone occupe une place importante dans la programmation de cette année. Loin de se confiner aux salles obscures, le festival traite le cinéma comme une porte ouverte sur de vastes ciels, présentant des œuvres inédites à Montréal et issues de tous les coins de la Terre-Mère. Pour les cinéphiles prêts à plonger dans cet univers foisonnant, cette section promet de rares découvertes signées par des cinéastes autochtones du monde entier.

n événement où l'art devient, selon les mots de ses organisateurs, « une arme de paix », puisant aux sources les plus anciennes de l'identité montréalaise pour révéler son esprit festif.

Parmi les invités internationaux figure Flora Aurima Devatine, figure de proue de la littérature tahitienne et force motrice du renouveau de la langue polynésienne ancestrale. Un documentaire consacré à sa vie et à son œuvre a été présenté au festival. Le 8 août, elle a pris part à une rencontre publique aux côtés de Joséphine Bacon.

Entre deux traditions poétiques et séparées par les océans mais unies par leur attachement à la langue et à la terre, leur présence a incarné l’ambition plus large du festival : réunir atolls et toundra, laisser la poésie inonder l’événement de son parfum, celui des terres révérées par ceux et celles qui y ont trouvé réconfort et subsistance depuis des millénaires.

Un espace de dialogue

Par la qualité et l’étendue de sa programmation, le FIPA s’est imposé, au fil de ses 36 années d’existence. Bien plus qu’une simple vitrine culturelle, il constitue un espace de réflexion, de transmission et de célébration de la diversité culturelle, en tissant des liens entre les peuples, les langues et les imaginaires.

Le festival offre un véritable espace de dialogue interculturel où les savoirs, les récits et les expressions artistiques convergent dans un esprit d’ouverture et de respect, des valeurs particulièrement résonnantes étant donné la proximité du festival, tant géographique que symbolique, avec le site du traité de paix de 1701.

Images courtoisie du Festival Présence autochtone

 

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