Montréal réclame
son parc urbain national

Clifford Lincoln demande d’enclencher le processus de classement des terrains du Technoparc en parc urbain national

20 août 2026

Le 17 août, Clifford Lincoln, au nom de l’équipe Coalition verte Technoparc, a adressé une lettre à Paula Garrow, directrice générale de Parcs Canada, dans laquelle il demandait que soit lancé le processus de classement des terrains du Technoparc en tant que parc national urbain, comme suit : 

Lundi, 17 août, 2026

Sujet: Un parc urbain national pour Montréal

À: Paula Garrow, Directrice exécutive, Parcs Canada
Cc: Dominique Poirier, Gestionnaire, Parcs urbains nationaux, Parcs Canada

Chère Paula,

Je m’appelle Clifford Lincoln. Depuis que j’ai pris ma retraite, je travaille en étroite collaboration avec mes collègues écologistes de la Coalition Verte et je m’intéresse tout particulièrement au projet de préservation des terrains du Technoparc pour les générations futures. J’ai donc suivi de près les échanges et la correspondance que vous avez eu la gentillesse d’entretenir avec Sylvia Oljemark à ce sujet, qui tient tant à cœur à Sylvia ainsi qu’à tous les membres et partenaires de la Coalition Verte. Permettez-moi de vous remercier, au nom de tous, pour votre intérêt et votre attention, que nous apprécions sincèrement.

Nous avons jugé votre courriel du 24 juillet 2026 particulièrement important, car vous y exposez les critères essentiels aux processus de désignation d’un parc urbain national – à savoir qu’il doit résulter d’un processus profondément collaboratif et d’un leadership fort impliquant les gouvernements autochtones, municipaux et provinciaux, ainsi que d’autres partenaires, y compris les gestionnaires fonciers. Vous soulignez également la nécessité de poursuivre les discussions avec la province de Québec afin de garantir sa collaboration. Vous faites également référence à des facteurs clés « au cas où Parcs Canada serait en mesure d’examiner des sites candidats au Québec ».

À la très large coalition de partenaires qui œuvre activement depuis plusieurs années déjà pour protéger officiellement le dernier écosystème essentiel de l’île de Montréal, afin de profiter à cette fin du programme PUN et des engagements pris par le Canada en la matière, il nous semble que tous nos immenses efforts de collaboration ne se traduisent pas par les progrès concrets et efficaces auxquels nous devrions nous attendre en vue de la mise en place d’un PUN pour Montréal. Permettez-moi de souligner les points suivants en référence aux critères que vous avez énoncés dans votre lettre :

  1. Un processus profondément collaboratif est déjà en place, fruit d’un consensus remarquable entre les parties prenantes autochtones, municipales et communautaires. Nous sommes tous pleinement conscients que l’accord de la province de Québec sera nécessaire, et nos premiers contacts avec les autorités québécoises nous permettent d’espérer que celle-ci apportera sa coopération. Je tiens à préciser que nous avons discuté de ce projet avec deux ministres de l’Environnement du Québec, et plus récemment lors d’une rencontre en tête-à-tête que j’ai eue avec le ministre Drainville pendant son mandat en charge de l’environnement. Bien entendu, nous comprenons que la poursuite des discussions devra attendre le résultat des prochaines élections provinciales d’octobre.
    .
  2. Nous trouvons particulièrement regrettable que Montréal, ville hôte du Secrétariat des Nations unies pour la Convention sur la diversité biologique et l’une des principales villes historiques du Canada, ne figure pas encore sur la liste de travail active en vue de la désignation d’un PUN.
    .
  3. Ce que nous demandons, c’est que le processus DÉBUTE. Un travail collaboratif considérable a déjà été accompli, et nous sommes fermement convaincus qu’il existe une base suffisante pour que ce processus soit lancé, et que Montréal mérite tout autant d’être prise en considération que les autres sites actuellement à l’étude.
    .

Vous avez fait preuve d’une grande attention à l’égard de nos contacts et de nos demandes, et nous espérons pouvoir vous rencontrer prochainement afin de discuter de la meilleure façon de démarrer efficacement ce projet. Nous sommes très désireux de travailler en étroite collaboration avec vous et de vous apporter un soutien actif dans la poursuite de cet objectif commun.

Je vous adresse mes remerciements et mes salutations les plus sincères,

Clifford Lincoln.

Équipe Technoparc de la Coalition Verte :
Clifford Lincoln, ancien ministre de l’Environnement du Québec
Sylvia Oljemark, présidente fondatrice, Coalition Verte
David Fletcher, cofondateur et vice-président, Coalition Verte
Patrick Barnard, journaliste, Coalition Verte


Image d’entête : Héron vert – gracieuseté de l’Église unie Westmount Parc

 

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