Ah, ta yeule l’obscurité:
la résistance dans la joie
Une création du Théâtre à l’eau froide où l’humour et l’humanité triomphent sur la fin du monde
9 mars 2026
Au Théâtre de Quat’Sous, la troupe du Théâtre à l’eau froide présente ces jours-ci une œuvre à la fois apocalyptique et lumineuse : Ah, ta yeule l’obscurité!, une création qui conjugue tendresse, humour et vertige existentiel. Sous la direction inspirée de Daniel D’Amours, cette pièce, traduite et adaptée par Maxime Allen d’un texte de l’auteur britannique Sam Steiner, parvient à transformer la noirceur contemporaine en un spectacle vibrant de vie et d’humanité.
Un monde au bord de l’effondrement et quatre humains qui, malgré tout, refusent de lâcher la main de l’autre.
Depuis sa fondation, le Théâtre à l’eau froide s’impose comme une compagnie de création indépendante qui puise son inspiration dans les grandes questions de notre époque : comment rester humains dans un monde instable ? Comment transformer la peur en lumière ? Sa démarche, à la fois artistique et citoyenne, repose sur une conviction simple : le théâtre n’est pas un luxe, mais une nécessité collective.

Zakary Auclair, Romy Bouchard, Rosalie Leblanc et Jon Lachlan Stewart
Avec Ah, ta yeule l’obscurité!, la troupe continue de creuser cette veine. Ici, quatre bénévoles affrontent la chute d’un monde incertain en tissant des liens ténus avec des inconnus au téléphone. L’image est belle et parlante : dans une société fragmentée, ces voix qui se cherchent et se réchauffent deviennent des actes de résistance poétique.
À travers cette fable sensible, le Théâtre à l’eau froide nous rappelle ce que le théâtre a toujours su faire de mieux : rassembler, consoler, questionner. C’est un art de la présence, et la compagnie s’y consacre corps et âme.
Des artisans au service du sensible
Sous la direction attentive de Daniel D’Amours, les interprètes Zakary Auclair, Romy Bouchard, Jon Lachlan Stewart et Rosalie Leblanc donnent corps à une humanité attachante, drôle et fébrile. L’énergie du jeu se conjugue magnifiquement avec la sobriété du décor de Carol-Anne Bourgon Sicard et les éclairages intuitifs de Robin Kittel-Ouimet, qui transforment la pénombre en un espace de rencontre.
‘Des personnages bancals qui nous rappellent à quel point la solidarité reste notre plus belle invention.’
Tout est à sa place, sans excès ni artifices. Le son de Benjamin Prescott La Rue, où se mêlent distorsions et échos de chansons familières, ajoute une couche d’émotion diffuse, comme une mémoire collective éclatée. Le résultat est une expérience à la fois sensorielle et profondément humaine, fidèle à la signature du Théâtre à l’eau froide : un art de la nuance, du désir et de la fragilité.
Une compagnie qui éclaire au-delà de la scène
Le Théâtre à l’eau froide ne se contente pas de créer ; il bâtit une communauté. À l’occasion de cette production, deux initiatives parallèles soulignent cette dimension participative.
D’abord, l’Encan du Théâtre à l’eau froide, une levée de fonds ludique où les spectateurs peuvent miser sur des œuvres, des expériences et des objets offerts par des artistes complices. Ensuite, la campagne de soutien : « Dites ta yeule! à l’obscurité », où chaque don de 20 $ se transforme en une ampoule ajoutée à une installation lumineuse dans le hall du Théâtre de Quat’Sous. Une métaphore magnifique : éclairer ensemble, chacun à sa mesure.

Ces initiatives incarnent la philosophie de la troupe : rendre la création théâtrale accessible, vivante et collective. En mêlant art, humour et engagement concret, le Théâtre à l’eau froide réinvente la manière de parler de culture — avec le cœur et la communauté au centre de tout.
Le public et la critique ne s’y trompent pas : les représentations affichent complèt et les échos médiatiques sont élogieux. Le Devoir salue des interprètes « diablement attachants », La Presse souligne « l’une des belles surprises de la saison », et la Revue Jeu parle d’un spectacle « vivant, sensible et étonnamment lumineux ».
‘Ah, ta yeule l’obscurité, ce n’est pas tant la fin du monde qu’une invitation à le recommencer.’
Plus qu’un succès ponctuel, Ah, ta yeule l’obscurité! témoigne de la place grandissante du Théâtre à l’eau froide dans le paysage montréalais : celle d’un collectif audacieux et profondément humain, qui aborde les grandes peurs du temps présent avec empathie et humour.
En quittant le Quat’Sous, on emporte bien plus qu’une émotion de théâtre. On repart avec une conviction : tant que des artistes comme ceux du Théâtre à l’eau froide continueront d’inventer, de rire et de tendre la main, l’obscurité aura toujours de la concurrence. Et si le printemps se fait encore timide dehors, ce petit phare artistique, lui, ne cesse déjà de briller.
AH, TA YEULE L’OBSCURITÉ !
Texte: Sam Steiner
Traduction et adaptation: Maxime Allen
Mise en scène: Daniel D’Amours
Assistance à la mise en scène et régie: Marilou Huberdeau
Régie en alternance: Marie-Frédérique Gravel
Décor: Carol-Anne Bourgon Sicard
Costumes: Didier Sénécal
Accessoires: Mayumi Ide-Bergeron
Son: Benjamin Prescott La Rue
Éclairage: Robin Kittel-Ouimet
Peinture scénique: Camille Picher
Direction technique: Étienne Marquis
Direction de production: Suzie Bilodeau
Stagiaire : Nori Vaillancourt
Avec: Zakary Auclair, Romy Bouchard, Jon Lachlan Stewart et Rosalie Leblanc
Images : Courtoisie du Théâtre à l’eau froide et du Théâtre de Quat’Sous


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