Question d’immobilier :
Acheter en 2026
Le processus d’achat résidentiel dans un monde volatil à risque accru
Par Joseph Marovitch
19 février 2026
Le monde n’a pas connu d’événements mondiaux d’une telle ampleur depuis la Seconde Guerre mondiale. Le paysage politique mondial de tolérance et de coopération est en train d’être remplacé par une forme de national‑socialisme où la diplomatie cède la place à des ententes financières transactionnelles portant sur les territoires, les matières premières et la protection mutuelle. C’est une mentalité du type « nous vous rendons un service si vous nous rendez un service ». Cette forme de politique crée de la division, de la peur et de l’instabilité entre les nations et mène, en fin de compte, aux conflits.
Dans un monde marqué par les conflits politiques, l’instabilité économique et des politiques de santé discutables, surgissent des enjeux tels que les sanctions imposées à d’autres pays, qui peuvent conduire à la guerre et à des problèmes de santé publique. Ces enjeux, et d’autres encore, provoquent des perturbations à l’échelle mondiale et un ralentissement de la chaîne d’approvisionnement en biens et services. Cela entraîne, à son tour, une inflation économique et une hausse des taux d’intérêt. La conséquence, pour les besoins de cette chronique, est un marché immobilier incertain.
En surface, le marché québécois semble être en bonne posture si les acheteurs et les vendeurs ne tiennent pas compte des facteurs mondiaux et nationaux. Pour les acheteurs, les taux d’intérêt sont bas, la demande augmente et l’offre demeure limitée, mais en croissance. Pour les vendeurs, la rareté de l’offre fait monter les valeurs. Toutefois, les acheteurs qui tiennent compte des enjeux mondiaux savent qu’une propriété peut être achetée à un taux d’intérêt peu élevé pour une période de cinq ans, mais que les coûts de portage futurs peuvent augmenter considérablement si les politiques internationales entraînent des sanctions, des embargos, la guerre ou un ralentissement, voire un arrêt, de la chaîne d’approvisionnement.
Il suffit de regarder le cas de Cuba pour en voir les effets dévastateurs. Les États‑Unis ont attaqué le Venezuela et ont influencé d’autres pays à couper l’approvisionnement en pétrole. Le tourisme cubain est à l’arrêt, l’inflation est ingérable et l’économie est sur le point d’être détruite. Il en résulte, pour les acheteurs qui souhaitent acquérir une propriété, une hésitation liée à la possibilité que les dépenses associées à la propriété deviennent trop élevées plus tard et que la valeur de celle‑ci diminue.
En surface, le marché québécois semble être en bonne posture si les acheteurs et les vendeurs ne tiennent pas compte des facteurs mondiaux et nationaux.
Dans l’état actuel des choses, la situation peut s’améliorer, auquel cas le marché finira par se redresser. Si ce n’est pas le cas, il existe toujours des occasions à saisir. Dans un cas comme dans l’autre, il est possible d’optimiser une vente ou un achat et d’en atténuer les risques.
Pour les vendeurs, deux outils, combinés à une bonne préparation, au marketing, à la négociation et aux autres pratiques habituelles de mise en marché, permettent d’obtenir une vente rapide au meilleur prix :
- Tarification tactique : Fixer le prix de la propriété dans la moyenne de sa fourchette motive les acheteurs potentiels, augmente le nombre de demandes d’information, de visites et d’offres, et maximise le prix de vente.
. - Marketing stratégique : Un ciblage précis du groupe démographique approprié, selon l’âge, le revenu et la localisation, réduit le délai nécessaire pour obtenir une promesse d’achat, finaliser les conditions et passer chez le notaire.
Pour les acheteurs, les enjeux mondiaux, la capacité financière et la tolérance au risque doivent être pris en compte dans la prise de décision. Si le marché se stabilise et s’améliore, ces enjeux deviennent moins préoccupants. S’ils persistent ou s’aggravent, il y a à la fois des occasions et des risques. L’occasion, pour l’acheteur qui a la capacité financière, est de pouvoir acheter à un taux peu élevé et d’assumer les coûts de portage si l’inflation augmente et que la valeur des propriétés diminue. Lorsque le marché se stabilise, l’acheteur peut constater que la valeur de sa propriété a augmenté de façon significative en raison de la demande refoulée et de la faiblesse de l’inventaire, comme ce fut le cas lors des deux derniers référendums au Québec.
Atténuation du risque
En temps normal, les acheteurs acquièrent une propriété en leur nom propre et assument la responsabilité en cas de défaut de paiement hypothécaire, de dommages au bâtiment ou d’accidents impliquant des visiteurs ou des travailleurs, tels que des entrepreneurs ou des électriciens.
Dans un marché incertain où l’inflation peut augmenter de façon marquée, ou qu’une récession découle des enjeux mentionnés précédemment, et où l’acheteur ne possède pas les actifs nécessaires pour maintenir la propriété, il est possible d’acheter celle‑ci par l’intermédiaire d’une société. Cela signifie que l’acheteur contrôle tous les aspects liés à la propriété, mais n’en est pas personnellement responsable.
Si les paiements hypothécaires ne peuvent plus être effectués ou si les fournisseurs ne peuvent être payés, les créanciers ne se retournent pas contre l’acheteur, mais ne peuvent poursuivre que la société, ce qui protège ainsi l’ensemble des biens personnels. Pour appliquer cette stratégie, l’acheteur doit consulter son planificateur financier ou son comptable afin de s’assurer qu’il est admissible.
Les informations présentées dans ces articles sont des résumés. Si vous avez des questions, des commentaires ou si vous souhaitez en discuter davantage, utilisez la section de commentaires en bas de la page ou communiquez directement avec moi. De plus, pour lire mes articles précédents, cliquez ici.
La semaine prochaine, nous examinerons le processus de vente en 2026
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Image d’entête : Edge2Edge Media – Unsplash

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