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Lieux de Westmount:
L’avenue Forden

L’histoire derrière le familier et les résidents qui ont élu domicile sur l’avenue

Par Michael Walsh

1 février 2026

On se demande souvent quelle rue de Westmount est la plus coriace à étudier. Je pencherais pour l’avenue Forden, tant les sources en ligne à son sujet sont truffées d’erreurs.

En effet, plusieurs sources en ligne véhiculent une série d’inexactitudes au sujet de l’avenue Forden. On y lit, par exemple, que la rue traverserait l’ancienne « ferme Lacroix » — affirmation qu’aucune preuve ne vient étayer ; que ces terres auraient été acquises, lors d’une vente du shérif, par Susannah Sarah Rankin — sans qu’un acte de vente ne soit retrouvé ; que le premier propriétaire du domaine Forden se nommait Robert Bowman — alors qu’il s’agissait en réalité de Charles Bowman ; ou encore que sa fille Elizabeth aurait hérité sans obstacle de la fortune paternelle — alors que la succession donna lieu à une longue bataille juridique.

On rapporte également qu’à cette époque, elle aurait eu trois enfants survivants, alors qu’en réalité, seuls deux subsistaient, dont un mineur. La liste pourrait s’allonger : la quantité de désinformation numérique entourant cette rue demeure tout simplement remarquable. La leçon est claire : il ne faut jamais accorder une confiance aveugle aux résultats de recherches en ligne. Les sources primaires demeurent essentielles, surtout lorsque l’on associe son nom aux conclusions tirées.

Revenons donc aux origines pour reconstituer pas à pas le puzzle nommé avenue Forden. L’histoire débute avec Charles Bowman, fils de William John Bowman, propriétaire d’une fabrique d’amidon et du domaine Greystones, dans la paroisse de Laurencekirk, en Écosse. Dans les années 1830, Charles émigra au Canada et s’établit à Montréal, où il devint un « colon prospère » et associé principal de la firme Bowman and Smith. L’entreprise détenait des intérêts à Trois-Rivières, Colborne et Port Hope. Bowman acquit par ailleurs plusieurs centaines d’acres de terres dans ce qu’on appelait alors le « village Bowman », qu’il fit arpenter et où il ouvrit des voies publiques. Il donna des terrains et des fonds pour la construction de deux églises et encouragea de jeunes émigrants écossais à s’y établir. Ce village forme aujourd’hui la ville de Bowmanville, en Ontario.

Laurencekirk from Garvock Hill

Laurencekirk vue depuis Garvock Hill • Image : Ian Kenn, Flickr

En 1830, Charles épousa Elizabeth Savage. Le couple forma une famille nombreuse, comptant au moins huit enfants, dont trois moururent en bas âge. Cinq survécurent : deux fils, Charles et John, ainsi que trois filles, Elizabeth, Ann et Victoria.

Durant cette période, Charles fit construire une vaste villa de style italien baptisée Forden, située à la Côte‑Saint‑Antoine. Le domaine était décrit comme suit :

«  S’étendant depuis le chemin de la Côte‑Saint‑Antoine jusqu’à la limite de la Côte‑des‑Neiges… Son élégante entrée, flanquée d’un pavillon de garde et de colonnes finement ouvragées en pierre calcaire, sa vaste façade bordée de haies d’aubépine et l’allée sinueuse du même végétal menant au manoir situé en hauteur, rappelaient le goût des domaines écossais… Le lieu regorgeait des plus beaux produits du jardin et du verger… La partie montagneuse, couverte d’érables, d’ormes et d’autres essences, formait un parc naturel…»
The Canadian Horticultural Magazine, August 1897

Charles Bowman and Family

Charles Bowman et sa famille • Image  : Clarington  Museums  &  Archives

Grand amateur d’horticulture, Charles Bowman sut tirer parti du microclimat particulier de la Côte Saint‑Antoine pour y cultiver des vergers productifs. Sur son domaine croissaient pommiers, poiriers et pruniers, pour un rendement annuel avoisinant les 1 500 livres de fruits. Il y fit pousser notamment un pommier greffé unique — considéré comme le plus ancien de l’île — baptisé Strawberry of Montreal, ainsi qu’une variété de prune appelée Forden Seedling.

Charles mourut en 1848, laissant deux filles, dont l’une était encore mineure. Après une longue procédure judiciaire, la succession fut transmise à son aînée, Elizabeth, devenue Elizabeth Raynes à la suite de son mariage avec le capitaine Robert Taylor Raynes, ancien militaire du 23rd Royal Welsh Fusiliers.

Elizabeth et Robert Raynes continuèrent de résider à Forden, où ils eurent des enfants — aucun ne se maria. À cette époque, la propriété, largement boisée, s’étendait autour des actuelles avenues Forden, Forden Crescent, Bowman (aujourd’hui la portion sud de Forden Crescent), Church Hill (anciennement Churchill), Murray et Montrose.

En 1830, Charles Bowman épousa Elizabeth Savage, et leur famille s’agrandit pour compter au moins huit enfants. Durant cette période, Charles fit construire une vaste villa de style italien nommée “Forden”, située à Côte Saint‑Antoine.

En 1869, les Raynes firent don d’une partie de leurs terrains pour y établir l’actuelle St. Matthias Church, érigée en 1901. La paroisse acheta plus tard les lots adjacents afin de permettre la construction du Parish Hall.

En juillet 1899, Elizabeth Raynes céda à la Ville l’avenue Forden, le Forden Crescent et l’avenue Bowman. Ce transfert permit au Conseil d’étendre l’avenue Montrose et l’avenue Murray (concédées par le Murray Estate) et d’ouvrir une nouvelle voie, l’avenue Forden, reliant le chemin de la Côte Saint-Antoine à l’extension projetée de l’avenue Montrose. Le domaine des Raynes fut alors divisé en trente-quatre lots, et le secteur prit le nom de West Crescent Height ou Murray and Raynes Property.

Malheureusement, en 1937, le Conseil rebaptisa l’avenue Bowman Crescent Forden, effaçant ainsi le nom du propriétaire initial du domaine de la mémoire collective. (Entre parenthèses — il reste mystérieux que la Ville continue d’honorer Alexis Nihon, personnage sans aucun lien historique avec le quartier et pratiquement inconnu des résidents.)

Robert Raynes s’éteignit en juillet 1891, quelques années avant la construction des grandes résidences sur l’ancien domaine. Parmi les plus remarquables figure celle de David McNicoll (vice-président du Canadian Pacific Railway), située à l’angle de l’avenue Forden et du chemin de la Côte Saint-Antoine.

Forden Estate, 1844

Domaine Forden, 1844 • Image : domaine public

« Forden » resta occupé par les descendants de la famille Bowman jusqu’en 1949, année de sa démolition. L’une des petites-filles de Bowman fut la dernière à y résider. Elle détenait le seul portrait connu à l’huile de Charles Bowman. Depuis son décès, le sort de cette œuvre demeure inconnu à ce jour.

Deux vestiges de « Forden » furent épargnés par la démolition : le pavillon des voitures au 52, Forden Crescent, l’étable attenante (transformée en résidence par l’architecte Bruce Anderson) et les écuries au 50, Forden Crescent.

Au fil des décennies suivantes, la rue demeura à l’écart de toute attention publique. On peut supposer que cette discrétion convenait parfaitement aux résidents recherchant la tranquillité de ce secteur. Malheureusement, en juin 2020, l’avenue Forden fit la une des journaux lorsqu’un cycliste y fut mortellement heurté par une voiture, à l’intersection de l’avenue Forden et du Forden Crescent. Un an plus tard, le rapport du coroner soulignait que la circulation actuelle sur l’avenue Forden, le Forden Crescent et l’avenue Montrose avait contribué à cet accident tragique. Il recommandait à la Ville de Westmount de réorganiser les sens de circulation « pour une meilleure protection des cyclistes ». Le Conseil suivit toutes les recommandations, et aujourd’hui, le secteur accueille des cyclistes et automobilistes en toute sécurité.

Seventeenth century road post marker, Forden Avenue at Côte St. Antoine Road

Borne routière du XVIIe siècle, avenue Forden à la côte Saint-Antoine

« … ATTENDU que ledit rapport recommande que l’accès au Forden Crescent, le premier au nord de l’avenue Montrose, soit transformé en rue à sens unique vers l’est sur l’avenue Forden. POUR une meilleure protection des cyclistes. Conformément à la recommandation du coroner, l’accès au Forden Crescent, le premier au nord de l’avenue Montrose, soit modifié en rue à sens unique vers l’est sur l’avenue Forden. »
— Procès‑verbaux du Conseil, 17 mai  2021

Enfin, la rue abrite un artefact historique longtemps négligé. Au coin nord‑ouest de l’avenue Forden et du chemin de la Côte Saint‑Antoine se trouve un repère milliaire vieux de trois siècles. Installé par les premiers colons dans les années 1600, il indique la distance jusqu’à un avant‑post (le Fort de la Montagne) construit par les Sulpiciens à l’emplacement actuel de l’avenue Atwater et de la rue Sherbrooke. Intégré à un muret de pierre en 1902, il est toujours visible devant le 8, avenue Forden.

James Henry Sherrard

James Henry Sherrard • Image: Musée McCord

Il faut convenir que ces rues courtes ont une histoire complexe et imbriquée – l’une des nombreuses facettes qui rendent la ville de Westmount unique.

À ce stade, faisons connaissance avec certains résidents en effectuant une promenade matinale le long des magnifiques demeures qui ornent ces rues.

1, avenue Forden
James H. Sherrard, président, Simmons Limited, Montréal et conseiller municipal, ville de Westmount – 1908

Mme Edwin R. Atwater – 1901

Edwin Atwater, businessperson, and municipal politician

Edwin Atwater, homme d’affaires et politicien municipal • Image : William Notman, 1868, Domaine public

« Ensemble avec son frère aîné Albert, il fonda une entreprise de peintures, de vernis et de verre plat. Les frères Atwater furent les premiers importateurs de verre au Canada, et leur usine de vernis contribua considérablement à réduire les importations de ce produit sur le marché national… En 1846, il participa à la fondation de la Montreal City and District Savings Bank… En 1846, il s’associa à certaines personnalités à Montréal pour créer la Montreal Telegraph Company… Il fut élu au conseil municipal de Montréal comme conseiller (1850-1851), puis comme échevin (1852-1857)… Atwater devint président de la Chambre de commerce de Montréal en 1861 et fut ainsi membre de droit de la Commission de l’harbour, conformément à la pratique en vigueur de 1855 à 1873. Il siégea aussi au conseil d’administration de la Merchants’ Bank, fondée en 1861 par Hugh Allan, et de la Citizens’ Insurance Company of Canada… Après une maladie de quelques semaines, Edwin Atwater mourut le 18 juin 1874, laissant une des plus grandes fortunes de Montréal, fruit de 40 ans de labeur incessant. En 1871, pour le remercier de son dévouement au progrès de la communauté montréalaise, le conseil municipal donna son nom à une rue du quartier Saint-Antoine. »
– Pierre Landry, Dictionnaire biographique du Canada

George Victor Ferguson

George Victor Ferguson, 1959 • Image: Archives du Manitoba

George Victor Ferguson, journaliste – 1950

« Né à Cupar, Fife, en Écosse le 20 avril 1897, il arriva avec ses parents à Nelson, en Colombie-Britannique, en 1903, et en 1912 s’installa à Calgary, en Alberta. Il servit en France au sein du 196e Bataillon pendant la Première Guerre mondiale. À son retour au Canada après la guerre, il fréquenta l’Université de l’Alberta, où il fut choisi comme boursier Rhodes. En 1923, il obtint son diplôme de baccalauréat ès arts du Christ Church d’Oxford. Pendant ses études à Oxford, il entendit J. W. Dafoe prendre la parole et décida que cet homme était celui pour qui il voulait travailler. Il rejoignit l’équipe de la Manitoba Free Press en 1925, où il devint rapidement l’un des plus distingués des “jeunes hommes de Dafoe”. »

« À la fin des années 1930, il commença des émissions politiques à la radio CBC. À la mort de Dafoe en 1944, il prit la relève comme rédacteur en chef exécutif de la Free Press, poste qu’il quitta abruptement en 1946 lorsqu’il décida que ce travail ne lui plaisait pas. Il s’installa à Montréal, au Québec, où il travailla pour le service international de la CBC, avant de devenir rédacteur en chef du Montreal Star, dont il prit sa retraite en 1968. Il était également bien connu comme commentateur télévisé et conférencier dans le domaine des affaires étrangères. »

« Le 27 décembre 1930, il épousa Mary Simpson Doupe (1906-?, fille de Jacob L. Doupe) à Winnipeg. Il mourut à Montréal le 26 janvier 1977. »
– Manitoba Historical Society

2, avenue Forden
P. B. Papachristidis, Papachristidis Maritime Inc. – 1950

« Investi dans l’Ordre du Canada (1976) pour son soutien à la communauté hellénique du Canada. De plus, il dota la Chaire P. B. Papachristidis d’études grecques modernes et gréco-canadiennes à l’Université McGill. »

« Le grand-père de Papachristidis naquit en Grèce en 1901. Il servit pendant la Première Guerre mondiale, étudia l’économie à l’Université de Lausanne, puis rejoignit l’entreprise familiale de commerce de tabac en 1926. Après le krach boursier de 1929, l’entreprise familiale fut ruinée et il émigra au Canada. Avant de se lancer dans le transport maritime, il devint, par pur hasard, le plus grand négociant en gros de timbres-poste au Canada. Ce n’est qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu’il acheta ses premiers navires. »

D. McNicoll

D. McNicoll • Image : Archives de Montréal

« La compagnie Phrixos B. Papachristidis, incorporée à Montréal en 1946, fut par la suite renommée Hellespont Maritime. Les premiers navires de la compagnie furent neuf bâtiments à cargaison sèche construits au Canada. La compagnie opérait principalement une flotte sous pavillon canadien dans les commerce maritime hauturier et des Grands Lacs jusqu’en 1972, année où elle s’étendit à l’international. »
– The Maritime Executive

3, avenue Forden
John P. Seybold, Starke-Seybold Limited, une entreprise de quincaillerie située sur la rue Saint-Pierre – 1908

8, avenue Forden
« Braeleigh », conçu par Edward et William S. Maxwell. Leur firme est surtout connue pour avoir conçu l’édifice de l’Assemblée législative de la Saskatchewan en 1908.
David McNicoll, vice-président, Canadian Pacific Railway et administrateur de la Banque Molson – 1905

Charles Joseph Doherty

Charles Joseph Doherty, 1908 • Image: Domaine public

9, avenue Forden
Right Honourable C. J. Doherty, K.C., P.C., Minister of Justice for Arthur Meighen, Canada’s ninth Prime Minister – 1931

12, avenue Forden 
Charles Ross Whitehead – 1940

« Charles Ross Whitehead était un industriel québécois. Il fonda l’usine de textiles Wabasso Cotton Company Limited à Trois-Rivières en 1907 et l’usine Shawinigan Cotton Company Ltd à Shawinigan en 1909. En 1910, il cofonda la Wayagamack Pulp and Paper Company Limited avec J. N. Greenshield et Rodolphe Forget. »
– McGill Archival Collections Catalogue

14, avenue Forden
Henry Elgie Suckling, trésorier, Canadian Pacific Railway – 1925
Canon Gilbert Oliver, recteur, église St. Matthias. Vendue par l’Église en 1945 – 1944
Stanley Constantine Skoryna, M.D., M.Sc., Ph.D. (Biol), FACS – 1960

« Stanley Constantine Skoryna arriva au Canada en 1947 sur invitation de l’Université McGill, qui lui offrit la bourse Edward Archibald en chirurgie expérimentale. Il fut directeur du Laboratoire de recherche gastro-intestinal de McGill pendant plus de quarante ans. Chirurgien, il exerça à l’Hôpital St. Mary’s pendant plus de cinquante ans. En 1964-1965, le Dr Skoryna organisa et dirigea une expédition médicale à l’île de Pâques, commanditée par l’Organisation mondiale de la santé et le Conseil de recherches médicales du Canada. Le gouvernement chilien, en signe de gratitude, lui décerna le prix O’Higgins. Parmi ses autres honneurs figurent la médaille en chirurgie de 1957 du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et le prix Auguste Rodin de 1968 de la Canada Research and Development Corporation. Le Dr Skoryna fut aussi le premier récipiendaire du prix de réalisation exceptionnelle remis par la Ville de Montréal ainsi que récipiendaire de la Croix du Mérite de la République de Pologne. »
– McGill University, Health e-News

Charles E. Frost & Co, 3555 Saint-Antoine O

Charles E. Frost & Co, 3555, Saint-Antoine Ouest, circa 1940 – Image : Wikimedia

17, avenue Forden
Charles E. Frosst, pharmacien fabricant et fondateur de Charles E. Frosst & Co. – 1945

« Charles Frosst naquit à Richmond, en Virginie, en 1867. Homme sérieux, parfois sévère, on sait peu de choses de son enfance ou de sa scolarité formelle. À 25 ans, il arriva à Montréal, au Québec, pour travailler comme vendeur pour la société pharmaceutique américaine Henry Wampole Company. »

« À 32 ans, Charles estima qu’il avait suffisamment appris sur le commerce pharmaceutique pour risquer son nom et ses actifs limités et, en 1899, il fonda sa propre compagnie. Poussé par une détermination à faire de Charles E. Frosst & Co. une entreprise respectée et prospère, Charles développa ses propres formules et agit comme son propre vendeur. Par nécessité, il conçut souvent lui-même la machinerie nécessaire à la fabrication de ses produits. »

Charles E. Frosst

Charles E. Frosst • Image : Domaine public

« La recherche pharmaceutique et le développement de produits étaient des priorités pour Charles alors qu’il s’efforçait de remplacer les remèdes d’antan par des produits finis. Il reçut la première licence canadienne, en 1928, pour fabriquer et vendre la vitamine D2 synthétique. Le développement par Frosst des formules pour les célèbres comprimés 222 et 292 révolutionna l’industrie. »

« Charles et ses trois fils travaillèrent ensemble pendant deux décennies de croissance majeure. Leur entreprise multimillionnaire employait des centaines de personnes. Dans les années 1940, la recherche s’étendit à des produits destinés à combattre les infections bactériennes et aux médicaments vétérinaires. »

André Desmarais

André Desmarais • Image : Power Corporation

« Charles prit sa retraite en 1943, à l’âge de 76 ans. En 1959, sous la direction de ses fils, la compagnie fut cotée aux bourses de Montréal et de Toronto. Six ans plus tard, le géant pharmaceutique américain Merck & Company prit le contrôle. Merck-Frosst Canada demeure une multinationale pharmaceutique entièrement intégrée de premier plan. »
– The Canadian Business Hall of Fame

André Desmarais, vice-président du conseil de Power Corporation of Canada et coprésident exécutif de Power Financial Corporation – 1986

« Power Corp. of Canada est une société de gestion et de portefeuille qui offre des services financiers, la gestion d’actifs et des énergies durables et renouvelables. Elle opère dans les secteurs suivants : Lifeco, IGM Financial et Pargesa… La compagnie fut fondée par Arthur J. Nesbitt et Peter A. Thomson le 18 avril 1925 et a son siège social à Montréal, au Canada. »
– Forbes

Siscoe Gold Mine, Quebec

Mine Siscoe, Québec • Image : BaNQ

18, avenue Forden
W. A. Fensom, vice-président, Siscoe Gold Mines Limited – 1940

« La propriété de la mine Siscoe a produit 883 000 onces d’or entre 1929 et 1949. C’était la première et la plus riche mine de Val-d’Or. À sa fermeture, la mine Siscoe n’avait été exploitée qu’à une profondeur de 600 m. Des forages profonds en 1997 ont révélé de fortes teneurs en or jusqu’à 800 m sous la surface, suggérant une minéralisation supplémentaire en profondeur. »
– Canadian Mining Journal

Thomas W. Eadie Medal

Médaille Thomas W. Eadie • Image: Musée de la santé Armand-Frappier

Thomas Wardrope Eadie, président, Bell Canada – 1970
Responsable de la mise en œuvre du Système de micro-ondes transcanadien qui transportait les signaux téléphoniques et télévisuels à travers le pays. Ce système est considéré comme l’une des plus grandes réalisations en ingénierie au monde. Aujourd’hui, la Société royale du Canada décerne la Médaille Thomas W. Eadie en reconnaissance des contributions majeures en ingénierie ou en sciences appliquées, avec une préférence pour celles ayant un impact sur les communications, en particulier le développement d’Internet.

25, avenue Forden
William Waugh, Boulter, Waugh & Co. Limited – 1906

Microwave repeater towers

Tours de relais micro-ondes, Latchford, Ontario • Image : Creative Commons

« Exercer dans tout le Dominion du Canada le commerce d’importateurs, exportateurs, fabricants et marchands de chapeaux, casquettes, vêtements, fourrures et articles d’habillement, et de fourreurs généraux, tailleurs et équipementiers, ainsi que de tanneurs et sécheurs de fourrures, avec les pouvoirs d’exercer toutes les activités de même nature ou connexes sous le nom de Boulter, Waugh & Co. Limited. »
– Montreal Gazette, 23 janvier 1905

30, avenue Forden

R. M. Ballantyne, vice-président, Chambre de commerce et président, Montreal Produce Merchants’ Association – 1906
David C. Tobias, président, Jonergin Company Inc. – 1970
Fabricants de produits, identification industrielle et produits de traitement de données. En 1970, la compagnie tenta de localiser le légendaire trésor de l’île d’Oak enfoui en Nouvelle-Écosse.

32, avenue Forden
William D. Robb, membre, Conseil consultatif de Montréal de Crown Trust. Président, Joseph Robb & Co. Ltd., président, The Anchor Packing Co. Ltd., vice-président, Prestonia Stationary Manufacturing Ltd. – 1970

34, avenue Forden
James St. George Dillon, associé principal, Bellhouse, Dillon and Company, importateurs de fer et d’acier pour usage ferroviaire ainsi que de produits chimiques – 1943

49, avenue Forden
George William Huggett, président et directeur général, Canadian Industries Limited (C.I.L.) – 1940

53, avenue Forden
G. E. F. Aylmer, trésorier honoraire, Bank of Montreal – 1930

55, avenue Forden
P. Lamontagne, avocat, conseiller municipal, ville de Westmount – 1975

57, avenue Forden
Brian Gallery, éditeur, maire, ville de Westmount – 1975

Atlantic Sugar Company refinery, Saint John, NB

Raffinerie de l’Atlantic Sugar Company, Saint John, N.-B., vers 1927 • Image : Musée McCord, Domaine public

59, avenue Forden
L. J. Seidensticker, président, Atlantic Sugar Refineries (aujourd’hui Lantic Sugar Limited) – 1950

La Belle Fermiere Logo65, avenue Forden
J. Ralph Bourassa Jr
., vice-président, La Belle Fermière, administrateur, West Indies Plantations Limited, administrateur, West Indies Stock Exchange, vice-président exécutif, N. Bourassa Ltd, administrateur, McGarry & Co. Ltd. et membre du conseil d’administration, David & Frère Limited – 1970

66, avenue Forden
James Harvey Roy, président et directeur général, Canadian Converters Co. Ltd et ses filiales : Standard Shirt Manufacturing Co. Ltd. et John P. Black and Company. Son cousin, Sir Charles Gordon, était président de la Bank of Montreal – 1936

Dominion supermarket

Supermarché Dominion • Image : Canadian Grocer

47 Forden Crescent

47, Forden Crescent

70, avenue Forden
James Colin Kemp
, adjoint au président, Dominion supermarkets (racheté ultérieurement par Loblaws) et conseiller municipal, ville de Westmount – 1931

33, avenue Forden
Dr F. J. Tees, chirurgien principal, Montréal General Hospital, et conférencier à l’Université McGill – 1946

38, avenue Forden
Dr Arthur W. Young, neurologue, Montreal Neurological Institute, superviseur, Dr Colin Russel Physiotherapy Centre pour la sclérose en plaques (Royal Victoria Hospital) et médecin médical, Sun Life Assurance Company – 1940

Canadian Prime Minister Brian Mulroney

Premier ministre canadien Brian Mulroney, 1984 • Image : Domaine public

47, avenue Forden
Brian Mulroney, avocat, homme d’affaires et politicien qui servit comme 18e premier ministre du Canada de 1984 à 1993.

50, avenue Forden
« Qu’un accord transactionnel conformément aux articles 2631 et suivants du Code civil du Québec (1991, chapitre 64) soit intervenu avec le propriétaire de l’immeuble situé au 50, croissant Forden, à l’égard d’une action intentée par la Ville concernant certaines dérogations mineures à un permis de construction. »
– Procès-verbaux du conseil, 7 juin 2010

50 Forden Crescent

50, Forden Crescent, anciennes écuries du domaine Forden. Construites en 1830, elles ont été converties en résidence en 1928.

Riordon Pulp and Paper Co. logo

52, Forden Crescent
Roy Leggo Campbell
, maire, ville de Westmount – 1951
De plus, il fut secrétaire adjoint à la Riordan Pulp and Paper Company (rebaptisée Canadian International Paper Company). Associé du Chartered Institute of Secretaries et récipiendaire de leur prix de service professionnel distingué. Il fut aussi l’un des organisateurs de la section technique de la Canadian Pulp and Paper Association.

64, croissant Forden
Major-général Charles Basil Price, C.B., D.S.O., D.C.M., V.D., C.D. Décoré Compagnon de l’Ordre du Bain (1945), conseiller municipal, ville de Westmount (1931) – 1942

Major-General Charles Basil Price

Major-général Charles Basil Price • Image : Domaine public

« Instrumental dans la création du Royal Montreal Regiment, il fut l’un des principaux responsables de la construction de l’armurerie à Westmount… Au début de la guerre, il fut appelé comme commandant des 17th Duke of York Royal Canadian Hussars et fut ultérieurement nommé à la tête de la 3e Brigade d’infanterie… Après la Première Guerre mondiale, le général Price fut nommé directeur général de Elmhurst Dairy, poste qu’il occupa jusqu’au début du conflit actuel. Pendant le mandat du défunt Lord Tweedsmuir, il servit comme aide de camp du gouverneur général. Élu conseiller municipal de la ville de Westmount en 1931, il servit ses concitoyens… comme commissaire des routes, de la police et des pompiers. En 1935, il fut honoré par son élection à la présidence du Canadian Club de Montréal et est actuellement président d’honneur de la Royal Empire Society. »
– Montreal Gazette, 17 mai 1944

Lyall Basil Burman Price, R.C.A.F., tué au service actif outre-mer, fils du major-général C. B. Price, D.S.O., D.C.M., V.D., et de Mme Price, 64, croissant Forden – 1942

Dr K. T. Macfarlane, chef de l’obstétrique et de la gynécologie, Montréal General Hospital – 1950

66, croissant Forden
William Markland Molson, courtier en valeurs mobilières indépendant, membre du conseil, Montreal Children’s Hospital et président, St. John Ambulance du Canada – 1970

67, croissant Forden
Edward Bronfman (1971)

« Edward Maurice Bronfman, l’aîné des deux frères connus sous le nom de Bronfman de Toronto, qui créèrent leur propre empire corporatif après avoir été exclus du royaume de spiritueux Seagram de leurs cousins plus connus… Discrétion maintenue, Edward et Peter F. Bronfman bâtirent l’un des conglomérats financiers les plus puissants et secrets d’Amérique du Nord, s’étendant à la banque marchande, l’immobilier, la brasserie, l’assurance et le hockey professionnel. À leur apogée au début des années 1990, ces centaines de participations diverses et étroitement imbriquées étaient évaluées à environ 80 milliards de dollars. »

« Néanmoins, Edward et Peter, décédé en 1996, étaient connus comme les “autres” – voire “moindres” – Bronfman, distincts des frères montréalais Edgar et Charles, fils de Samuel Bronfman, fondateur de l’empire de distillation Seagram. Quand Samuel légua l’empire à ses fils, Edward et Peter furent exclus comme les “pauvres cousins”, statut qu’ils surmontèrent rapidement. »
– New York Times, 6 avril 2005

Former Steel Company of Canada factory

Ancienne usine de la Steel Company of Canada • Image : Creative Commons

68, Forden Crescent
Henry Thomas Diplock
, vice-président, Steel Company of Canada (aujourd’hui Stelco) – 1930

« ATTENDU que les propriétés situées au 68, croissant Forden et au 109, avenue Columbia sont dans un état de délabrement créant des conditions insalubres qui menacent la sécurité et la tranquillité de leurs quartiers respectifs ; ATTENDU que les propriétaires des propriétés situées au 68, croissant Forden et au 109, avenue Columbia ont eu plusieurs occasions de corriger les conditions insalubres constatées sur leur propriété et de mettre ladite propriété en conformité complète avec les règlements municipaux ; ATTENDU que les propriétaires des propriétés situées au 68, croissant Forden et au 109, avenue Columbia ont, jusqu’à ce jour, refusé ou négligé de prendre les mesures requises pour remédier à la situation. »

« QUE la Ville ratifie le mandat d’agir en son nom, donné à Irving Mitchell Kalichman par le directeur des services juridiques dans les dossiers impliquant la Ville contre : – Mme Julie Leclair, 68, croissant Forden (S.C.M. : 500-17-094398-154) – Mme Leopoldine Shutz, 109, avenue Columbia (S.C.M. : 500-17-094397-166) QUE le directeur des services juridiques soit autorisé à négocier un calendrier pour la conduite des procédures ou les termes d’un règlement dans ce dossier, si cela est jugé dans l’intérêt supérieur de la Ville ; ET QUE le directeur des services juridiques soit autorisé à signer tous les documents nécessaires pour donner effet aux résolutions ci-dessus. Adopté à l’unanimité. »
– Procès-verbaux du conseil, 4 juillet 2016

Images : Michael Walsh, sauf indication contraire

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Michael Walsh est un résident de longue date de Westmount. Heureux d’être retraité après avoir passé près de quatre décennies dans le domaine de la technologie de l’enseignement supérieur. Étudiant professionnel par nature, sa formation universitaire et ses publications portent sur la méthodologie statistique, la mycologie et la psychologie animale. Aujourd’hui, il aime se balader avec son chien tout en découvrant le passé de la ville et en partageant les histoires des arbres majestueux qui ornent ses parcs et ses rues. Il peut être contacté à l’adresse michaelld2003 @hotmail.com ou sur son blog Westmount Overlooked



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