Question d’immobilier:
Sur la volatilité actuelle
Acheter, vendre ou conserver lorsque le marché traverse une période incertaine
Par Joseph Marovitch
25 juin 2026
Le prix du pétrole fluctue fortement, tout comme les marchés boursiers. Cette volatilité s’explique par la diffusion de fausses informations rapidement contredites par les faits. Elle résulte également de la stratégie de la carotte et du bâton adoptée par Trump. Lors du sommet du G7, ce dernier a menacé l’Iran en déclarant que, faute d’accord, les États-Unis reprendraient les bombardements. La délégation iranienne s’est immédiatement levée et a quitté la salle. Trump a ensuite affirmé que l’Iran avait accepté des inspections permanentes de son programme nucléaire, ce que Téhéran a aussitôt démenti. Il a également déclaré que les 324 milliards de dollars devant être débloqués devraient être consacrés à l’achat de produits américains, notamment agricoles, ce que l’Iran a contesté en affirmant qu’il utiliserait ces fonds à sa discrétion.
Même si le marché immobilier marque une pause, la demande, elle, reste présente et continue de croître sans véritable exutoire. Lorsque les tensions se résorbent, les valeurs augmentent à mesure que cette demande refoulée se libère. La situation ressemble à un océan rythmé par des mouvements de flux et de reflux. Chaque déclaration infondée provoque un à-coup sur les marchés, alimente l’espoir que le détroit d’Ormuz restera ouvert et permettra aux économies mondiales de se redresser, tout en révélant la fragilité de l’approvisionnement en pétrole.
C’est précisément dans ces moments d’entre-deux que les investisseurs expérimentés, en bourse comme en immobilier, identifient des occasions de vendre à découvert, d’acheter à long terme ou de conserver leurs positions, d’acquérir des propriétés, d’en céder ou de les garder. Ils tirent ainsi parti d’une forme de manipulation des marchés. Il s’agit toutefois d’un jeu dangereux, car, au-delà des enjeux financiers, les populations subissent l’inflation et la hausse des coûts des biens et services. À l’échelle nationale, cela peut susciter du mécontentement et mouvements de contestation. À l’échelle internationale, influer ainsi sur l’économie mondiale peut contribuer à déclencher un conflit majeur entre États.
Pourtant, en partant de l’hypothèse que ces tensions finiront par s’apaiser et compte tenu du fait que l’individu peut difficilement influer seul sur le cours des événements, il demeure pertinent de chercher à tirer parti de la situation, tout en s’efforçant d’en limiter les risques.
Même si le marché immobilier marque une pause, la demande, elle, reste présente et continue de croître sans véritable exutoire.
Si les nouvelles sont mauvaises, c’est le moment de vendre des actions, mais pas de l’immobilier. Chaque fois que le marché immobilier ralentit, la demande demeure et progresse, sans trouver de débouché. Quand le conflit s’apaise, les valeurs remontent sous l’effet de la demande accumulée. Là encore, la situation s’apparente au mouvement de la mer, avec ses hauts et ses bas. Une fois que les investisseurs ont identifié ces cycles de hausse et de baisse, le bon moment et l’observation constante du marché leur permettent d’en tirer profit. Il est toutefois nécessaire de suivre de près l’évolution des marchés et des événements mondiaux, car la situation reste mouvante et en constante transformation.
Le principal risque aujourd’hui tient au fait que, dans un contexte iranien instable, les tensions internationales augmentent. La première conséquence concrète est que les populations souffrent à la pompe, à l’épicerie, dans les magasins de vêtements, et plus largement dans tous les domaines, de la santé à l’éducation. Si cette pression n’est pas levée, les États-Unis seront contraints d’agir. Lorsque le dialogue n’aboutit à aucune solution, l’histoire montre que l’humanité a tendance à recourir aux armes. Dans le monde actuel, c’est une perspective particulièrement dangereuse. Il existe certes quelques dirigeants qui aspirent à la paix, mais beaucoup d’autres entretiennent volontiers les divisions et la discorde.
Les véritables enjeux concernent les infrastructures, l’éducation, la santé et l’environnement. Pourtant, les gouvernements se livrent à des querelles et dépensent l’argent des contribuables dans des batailles linguistiques, des échanges d’insultes entre chefs d’État, des théories complotistes sur la fraude électorale et la promotion de dirigeants parmi les moins qualifiés. Le monde doit impérativement se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.
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L’ÉTAT DU MARCHÉ
Le mois dernier, l’indice des prix à la consommation (IPC) – donc l’inflation – s’établissait à 2,8 %. Aujourd’hui, il est à 3,2 %. Le taux directeur de la Banque du Canada demeure à 2,25 %; toutefois, si l’IPC ne recule pas d’ici la semaine prochaine, il est probable que les taux augmenteront.
Au Québec, les taux restent pour l’instant bas et l’été demeure la meilleure période pour faire visiter une propriété. Dans le mouvement de flux et de reflux évoqué plus tôt, nous sommes actuellement dans une phase de flux : avec des taux bas, une augmentation de l’inventaire et une demande intermédiaire, les vendeurs disposent d’occasions pour conclure avec des acheteurs sérieux, tandis que les acheteurs peuvent réaliser une bonne affaire sur une propriété, à faible taux d’intérêt et à des conditions très avantageuses.
Dans ce contexte inhabituel, il est essentiel de mettre en place des outils pour atténuer le risque, réduire la fiscalité et se protéger contre les créanciers.
‘Nous sommes en phase de flux : avec des taux bas, un inventaire en hausse et une demande moyenne, les vendeurs peuvent vendre à des acheteurs motivés et les acheteurs peuvent trouver une propriété à bon prix, assortie d’un faible taux d’intérêt et de très bonnes conditions.’
Une autre perspective intéressante, pour ceux qui souhaitent lever un peu le pied tout en restant présents sur le marché, consiste à louer leur résidence ici et à acheter à l’étranger. Cette approche offre un potentiel d’investissement, des revenus locatifs et un pied-à-terre pour passer l’hiver au soleil, tout en conservant une résidence principale au Canada et l’ensemble des avantages qui y sont associés : système de santé universel, enseignement de calibre mondial, filet de sécurité sociale pour les pensions et l’assurance-emploi, programmes fédéraux et provinciaux, protection consulaire présente dans la plupart des pays, droit de vote, statut de citoyen canadien garantissant une sécurité permanente, et bien d’autres avantages qu’il serait impossible d’énumérer au complet dans cet article.
Passez un excellent week‑end.
Les informations présentées dans cet article sont tirées de la SCHL, du Financial Post ainsi que d’autres médias d’information vérifiables, puis interprétées par l’auteur afin de fournir une opinion éclairée et des faits.
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Image d’entête : energepic.com
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Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles de Westmount et des environs, dont les enfants âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté pour protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contactez Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com


