Question d’immobilier :
l’aménagement commercial
Après que le locataire a pris possession des clés, il faut aménager et préparer le local
Par Joseph Marovitch
12 février 2026
Les quatre premières étapes ont été complétées :
- La recherche de l’immeuble, basée sur l’achalandage piétonnier et/ou sur une destination précise, selon les produits ou services offerts, la tranche d’âge du secteur, le niveau d’aisance, l’accessibilité et la superficie.
- La soumission au bailleur d’une lettre d’intention ou d’une promesse de bail.
- La discussion des modalités, des échéances, des protocoles propres à l’unité, du plan d’affaires et du financement du locataire, des investissements dans le local, ainsi que de la vérification diligente par le bailleur, incluant la vérification du crédit et des références.
- La préparation du bail, son examen par le locataire, les révisions au besoin et sa signature.
Le locataire a maintenant les clés ; la prochaine étape consiste à aménager et préparer le local. Ce processus comprend plusieurs étapes qui commencent avant l’aménagement proprement dit, se poursuivent pendant celui-ci et se terminent après.
Les règles de base sont les suivantes :
- Toutes les modifications doivent respecter les règlements municipaux.
- Toutes les modifications devraient respecter le design de l’immeuble.
- Les modifications doivent être de bon goût, telles que définies par le bailleur.
- Un plan doit être soumis au bailleur pour approbation avant le début des travaux.
Lorsque le locataire est une entreprise en démarrage, il associe souvent l’aménagement à la préparation du local en fonction des besoins de l’entreprise, qu’il s’agisse, par exemple, d’un salon de coiffure, d’une épicerie ou d’une clinique. Cependant, une phase de pré‑préparation précède l’aménagement physique.
Lorsque le locataire est une entreprise en démarrage, il associe souvent l’aménagement au fait de préparer le local en fonction des besoins de l’entreprise.
Avant
- Préparer un concept clair de ce qui sera fait dans le local.
- Si les préparatifs se limitent à des changements cosmétiques, tels que la peinture, le papier peint, les étagères et les revêtements de sol, retenir les services d’un designer et d’un entrepreneur afin d’établir les plans, de déterminer ce qui est possible ou non, et d’obtenir une soumission pour les travaux et les matériaux.
- Si les préparatifs comportent des modifications structurelles, comme l’ajout ou le retrait d’un mur, d’une salle de bains ou d’une cuisine, ou des travaux de plomberie ou d’électricité, le locataire devra faire appel à un designer, un entrepreneur, un ingénieur en structure et un architecte pour préparer les plans, lesquels devront être soumis à la ville pour l’obtention d’un permis de construction.
- Obtenir le financement si ce n’est pas déjà fait.
- Obtenir une assurance responsabilité civile avant que des travailleurs ne pénètrent dans le local. Tout accident survenant pendant les travaux ou dans l’unité louée peut engager la responsabilité du locataire ou de sa société.
- Soumettre les plans définitifs au bailleur pour examen et approbation, et être prêt à y apporter des ajustements au besoin.
Pendant
- Préparer l’accès aux travailleurs, ce qui peut nécessiter un permis municipal pour réserver un espace dans la rue aux camions.
- Organiser l’enlèvement des ordures et du recyclage.
- Informer les autres locataires de l’immeuble que des travaux auront lieu et en indiquer la durée. Leur faire signer une autorisation pour que l’aménagement puisse se dérouler. À défaut, si les travaux perturbent leurs activités et entraînent une perte de revenus, le nouveau locataire pourrait être tenu pour responsable des dommages subis.
- Superviser chaque étape afin de s’assurer que les travaux correspondent à ce qui est payé, que de bons matériaux sont utilisés et qu’aucun raccourci n’est pris.
- Commencer le pré‑marketing afin d’informer les résidents et les entreprises que le commerce ouvrira bientôt. Le pré‑marketing doit inclure le nom de l’entreprise, la nature de ses activités et la date officielle d’ouverture.
Le pré‑marketing peut se faire de plusieurs façons :
- Annonces dans les journaux locaux distribués dans des lieux ciblés, tels que des immeubles à logements, des condos, des résidences et des commerces.
- Médias sociaux : Facebook, LinkedIn, Instagram, Pinterest et bien d’autres.
- Dépliants dans les commerces du quartier et auprès des concierges d’immeubles en copropriété.
- Une enseigne accrocheuse devant le local.
- Des annonces dans les infolettres de commerçants que vous connaissez ou du courtier immobilier qui vous a aidé à trouver le local.
‘Le pré‑marketing est nécessaire pour les entreprises en démarrage, les franchises et les entreprises établies qui prennent de l’expansion.’
Le pré-marketing est nécessaire pour les entreprises en démarrage, les franchises et les entreprises établies qui prennent de l’ampleur. En somme, pour toute entreprise dans un nouveau lieu que le public ne connaît pas encore. En somme, pour toute entreprise dans un nouveau lieu que le public n’a pas encore connu. Le temps et l’argent à y consacrer dépendent du type d’entreprise : en démarrage, en franchise déjà connue ou en expansion d’une entreprise existante.
- Entreprise en démarrage : de 3 à 5 mois, avec un investissement plus important.
- Franchise connue : de 1 à 2 mois, si la franchise jouit déjà d’une grande popularité, comme Tim Hortons ou Sports Experts.
- Expansion : de 1 à 3 mois, lorsqu’il s’agit d’une entreprise déjà reconnue pour la constance de la qualité de ses produits et services.
- Une fois que votre emplacement est connu et que vos biens et services sont perçus comme de qualité, le marketing et le budget marketing peuvent ralentir. Cela se produit lorsque vous bénéficiez d’un bon service, d’un bon produit et d’un bon emplacement avec un trafic suffisant.
Gardez toujours à l’esprit les règles d’or :
- Une excellence constante du produit et du service se répand rapidement et mène au succès.
- Un bon produit et un bon service représentent la moyenne et offrent entre 50 % et 65 % de chances de réussite.
- Un produit ou un service médiocre ou mauvais devient une nouvelle qui se propage comme une traînée de poudre et qui vous fait fermer.
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La semaine prochaine, nous examinerons le processus d’achat résidentiel dans le monde volatil d’aujourd’hui – stratégies, tactiques et réduction des risques.
État du marché
Le monde est devenu encore plus complexe au cours de la dernière semaine. La situation politique entre les États‑Unis et le Canada s’est encore détériorée. Donald Trump a proféré des menaces envers le Canada qui semblent sans fondement ni appui. Il a menacé d’empêcher l’ouverture d’un nouveau pont entre les deux pays si le Canada ne traitait pas mieux les États‑Unis, alors que le pont est déjà construit, financé par le Canada et qu’il profitera grandement aux États‑Unis. Il a aussi déclaré que l’entente avec la Chine entraînerait la disparition de la LNH, la Ligue nationale de hockey. Il reste à voir si ces menaces auront un impact sur l’économie canadienne, mais rien de bon ne peut sortir du fossé croissant entre les deux pays.
Nous sommes ici face à l’un de ces moments dramatiques où il faut attendre et voir. Cependant, chaque parole prononcée par nos dirigeants influe sur le comportement des individus, sur les politiques économiques et sur le marché immobilier québécois, comme ailleurs.
‘Pour les acheteurs, il existe des stratégies pour réduire les risques et profiter de la baisse des prix. Pour les vendeurs, il existe des stratégies pour accroître l’attrait de la propriété et en tirer pleinement parti.’
Pour l’instant, les taux demeurent bas et l’inventaire est limité, ce qui fait monter la valeur des propriétés. Les acheteurs qui songent à entrer sur le marché hésitent. Les taux peuvent être bas, mais l’incertitude des acheteurs vient de la crainte d’une hausse des coûts de portage et d’une baisse de la valeur des propriétés si de nouveaux tarifs sont imposés, du risque de conflit international, ainsi que de la recrudescence de la rougeole, une maladie que l’on croyait éradiquée, qui se propage au Canada et aux États‑Unis.
Pour les acheteurs, il existe des stratégies pour réduire les risques et profiter de prix plus bas. Pour les vendeurs, il existe des stratégies pour accroître l’attrait de leur propriété et en maximiser la valeur.
Pour poursuivre la discussion, laissez‑moi un message ou communiquez directement avec moi.
Bonne semaine !
N’OUBLIONS PAS QUE LES PERSONNES ATTEINTES DE CANCER SONT ÉGALEMENT VULNÉRABLES !
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