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Une issue heureuse pour une
famille d’Éperviers de Cooper

Une initiative a permis de protéger les Éperviers qui nichent dans le cimetière de Saint-Laurent

Par Doris Potter

Traduit de l’anglais par Joanna Dupras
Édité le 3 août 2021

Le 1er avril dernier, quel plaisir d’apercevoir des Éperviers de Cooper installer leur nid dans un arbre du cimetière de Saint-Laurent, ceci pour une deuxième année consécutive. Cette fois-ci ils avaient choisi un arbre différent, et sur une période de deux semaines, j’ai eu le plaisir de suivre le mâle alors qu’il travaillait avec diligence à construire son nid. C’était intéressant de le voir casser de petites branches pour construire le nid, et plus tard arracher des morceaux d’écorce pour le tapisser.

male Cooper’s Hawk gathering twigs for nest

Épervier de Cooper mâle rassemblant des brindilles pour le nid

Durant cette période, j’ai pu obtenir de très belles photos des parents qui se sont gentiment perchés sur les branches inférieures. Une fois le nid terminé, la femelle s’est installée et y passa presque tout son temps. Au début de juin, j’ai pu voir la première petite tête blanche et pelucheuse d’un oisillon.

Mother Cooper’s Hawk with nestling

Maman Épervier de Cooper avec son petit

Cependant, certaines choses inquiétantes se sont produites durant cette même période, et je craignais pour la sécurité des bébés faucons. On utilisait des bombes d’insecticides sur les arbres pour le contrôle des chenilles. Des rubans rouges encerclaient les deux arbres flanquant celui où habitait la famille d’Éperviers de Cooper, et ces arbres devaient être abattus. C’était devenu un problème urgent car ils pouvaient être coupés à tout moment. Ils étaient proches l’un de l’autre et leurs branches se chevauchaient avec celles de l’arbre qui abritait les faucons. L’abattage de ces arbres et le bruit des camions et des scies pouvaient forcer les parents à abandonner le nid.

J’ai donc adressé une lettre à l’administration du cimetière, identifiant l’emplacement de l’arbre et soulignant mes inquiétudes. N’ayant reçu aucune réponse pendant plusieurs jours, j’ai envoyé une lettre de suivi, incluant des photos du nid. J’ai aussi demandé à un ami, Georges Dupras, d’écrire une lettre, ce qu’il a fait, avec copie au maire de Ville-Saint-Laurent, Alan DeSousa.

Cooper’s Hawk by nest

Épervier de Cooper près de son nid

Malheureusement, aucune réponse ne nous est parvenue de l’administration du cimetière, ni en réponse à mes lettres ni à celle de Georges. Heureusement, le maire DeSousa avait confié le problème à une conseillère en urbanisme, Jacinthe Daprato.

portrait of a young Cooper’s Hawk

Portrait d’un jeune Épervier de Cooper

Entretemps, je me suis aperçue qu’il y avait cinq petits oisillons dans le nid ! Cette information ainsi que d’autres détails ont été envoyés à Madame Daprato. À mon grand soulagement, le 5 juillet dernier on m’a informé que la ville avait demandé au cimetière de retarder la coupe des arbres jusqu’à la mi-août afin de protéger les oiseaux.

Voici la réponse de Madame Daprato : « Après des discussions avec le ministère des Forêts, de la faune et des parcs, et en vertu de la loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, le nid doit être protégé jusqu’à temps que les jeunes soient en mesure de voler et de quitter le nid. »

Je suis heureuse de signaler que tous les oisillons ont atteint leur taille adulte et volent bien. Ils dépendent parfois de leurs parents pour se nourrir, et retournent encore au nid.

Avec tant de mauvaises nouvelles récemment concernant la perte d’habitat pour les oiseaux et les papillons sur l’Ile de Montréal, je suis heureuse de constater que ces oiseaux ont eu l’opportunité d’élever leur famille en paix. Un grand merci au Maire DeSousa en particulier, pour avoir pris soin de mener cette saga à sa conclusion heureuse.

three young Cooper’s Hawks

Trois jeunes Éperviers de Cooper

Image d’entête : Jeune Épervier de Cooper
Images : Doris Potter
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Doris Potter

« Deux choses principales sont importantes pour moi : la beauté et la compassion. En tant que photographe, j’essaie de capturer et de dépeindre l’incroyable beauté de la nature. En tant que défenseur des droits des animaux, je suis végétalienne et je consacre du temps à aider les animaux là où je peux. L’essentiel est de traiter toutes les formes de vie avec respect. » – Doris Potter



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