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Question d’immobilier:
Avec ou sans garantie

Les avantages et les inconvénients de l’achat ou de la vente avec ou sans garantie

Par Joseph Marovitch

Mise à jour 3 février 2021

Imaginez! Vous venez d’acheter la maison de vos rêves. Vous avez suivi toutes les étapes, depuis l’utilisation d’un courtier qualifié jusqu’à l’inspection. Toutes les conditions sont remplies à votre satisfaction, la prise de possession a eu lieu et vous profitez maintenant de votre nouvelle maison.

Un jour, peu de temps après votre arrivée, vous jardinez par une belle et chaude journée ensoleillée. Soudain, alors que vous creusez un trou pour planter vos tulipes, vous frappez du pétrole ! Ce n’est pas la source d’un puit de pétrole, mais plutôt le pétrole d’un réservoir utilisé il y a longtemps avec le système de chauffage et qui maintenant fuit, enfoui dans votre jardin. Vous faites venir un inspecteur municipal, des tests sont effectués et vous constatez que vous avez un problème de contamination de l’environnement. Qui appelez-vous et qui est responsable pour le nettoyage et le retrait du réservoir?

Le vendeur est censé vendre la propriété sans problèmes susceptibles de la dévaloriser ou de la rendre inhabitable, à moins d’avoir vendu la maison sans garantie, telle qu’elle est, au risque de l’acheteur.

Si vous avez acheté la propriété avec garantie, l’ancien propriétaire en sera responsable. Cependant, il pourrait tenir le propriétaire précédent responsable. En fait, tous les propriétaires précédents sont responsables jusqu’à ce que vous trouviez le propriétaire qui était au courant du réservoir et l’a utilisé, ou le dernier propriétaire vivant.

Pour comprendre ce que signifie une vente avec ou sans une une garantie, il faut d’abord savoir que l’inspecteur en bâtiment n’est responsable que des problèmes qui se posent à l’intérieur et autour de la maison et qu’il peut voir. L’inspecteur en bâtiment n’est pas responsable des problèmes qu’il ne peut pas voir, tels que des fissures structurelles, des garnitures endommagées dans la cheminée, des réservoirs d’huile enterrés. Les complications pouvant poser un problème mais ne pouvant pas être détectés immédiatement sont appelés défauts cachés ou latents. Le vendeur est censé vendre la propriété sans problèmes susceptibles de la dévaloriser ou de la rendre inhabitable, à moins d’avoir vendu la maison sans garantie, tel qu’elle est, au risque de l’acheteur.

Les mots vendu sans garantie, tel quel, au risque de l’acheteur, doivent figurer dans les documents suivantes:

  • Le contrat de courtage
  • La liste Centris
  • La promesse d’achat
  • L’acte de vente

Il y a des raisons de vendre sans garantie et il y a des inconvénients à vendre sans garantie.

Raisons d’acheter et de vendre sans garantie:

  • Le vendeur a hérité de la maison mais n’y a jamais habité; il ne veut donc pas être tenu responsable des vices cachés.
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  • Le vendeur est conscient que la maison peut avoir des défauts cachés et ne veut pas non plus que l’acheteur le tienne pour responsable des problèmes qui pourraient survenir.
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  • Le vendeur a décidé de faire ses bagages et ne veut pas être importuné.
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  • L’acheteur peut avoir l’intention de rénover complètement la maison et ne se préoccupe pas des vices cachés.
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  • L’acheteur souhaite un prix d’achat inférieur et est disposé à prendre en échange le risque des vices cachés.

Dans la plupart des cas, lorsque le vendeur habitait la maison et la maintenait en bon état, la maison est vendue avec garantie.

Inconvénients de la vente sans garantie:

  • Le vendeur peut se retrouver avec un prix de vente inférieur ou peut prendre beaucoup plus de temps pour vendre sa maison car la vente sans garantie soulève de nombreux doutes

Si vous avez des questions ou des commentaires, veuillez vous reporter à la section des commentaires au bas de la page. De plus, pour lire mes articles précédents, cliquez ici.

Dans le prochain article, nous aborderons le processus de vente.


État du marché immobilier

Selon un sondage Reuters réalisé auprès d’analystes du marché canadien, les prix de l’immobilier devraient augmenter de 5 % en raison des taux d’intérêt extrêmement bas et de la faiblesse des stocks. Nombre de ces analystes estiment que de nouvelles épidémies de COVID-19 et de ses variantes n’auront pas d’effet négatif sur le marché immobilier. C’est une prédiction que je ne ferais pas.

Nous avons tous espéré et supposé que cette pandémie serait sous contrôle d’ici le début du mois de mai 2020. La propagation de la pandémie s’est atténuée, puis une deuxième vague est apparue, puis une troisième et ensuite plusieurs souches variantes sont survenues dans le monde entier. Personne ne peut prédire avec précision où la pandémie va nous conduire. Les meilleures prévisions du marché sont celles à court terme, de trois à six mois. Si la pandémie se résorbe, davantage de maisons seront mises sur le marché et les prix n’augmenteront pas aussi vite. Si la pandémie s’aggrave avec de nouveaux symptômes d’infection, les vendeurs hésiteront à mettre leurs maisons sur le marché, ce qui entraînera une diminution des stocks et une hausse des prix.

‘Personne ne peut prédire avec précision où la pandémie va nous conduire. Les meilleures prévisions du marché sont celles à court terme, de trois à six mois.’

La Banque du Canada a promis de maintenir les taux d’intérêt près de zéro pendant au moins les deux prochaines années durant la pandémie, afin de donner à l’économie une chance de se rétablir. Toutefois, certains analystes de banques de premier rang, dont la Banque de Montréal, la Banque royale du Canada, la Banque Scotia, la Banque TD et la Banque CIBC, examinent ce qu’ils considèrent comme un marché immobilier en plein essor, basé sur la hausse des prix et non sur le nombre de ventes, et envisagent de relever les taux d’intérêt beaucoup plus tôt. En utilisant la hausse des prix de l’immobilier comme indicateur, les banques estiment que l’économie résistera à la pandémie malgré l’endettement élevé des ménages, les fermetures d’entreprises et le fait que le virus et ses variantes sont totalement imprévisibles.

À mon avis, les banques doivent examiner la situation globale, prendre en compte les effets de la pandémie dans le monde entier et maintenir des taux d’intérêt bas dans un avenir prévisible. Il faudra observer la stabilité de l’économie canadienne pendant une bonne période avant de décider que nous sommes sortis de la crise.

‘Si la pandémie se résorbe, davantage de maisons seront mises sur le marché et les prix n’augmenteront pas aussi vite. Si la pandémie s’aggrave avec de nouveaux symptômes d’infection, les vendeurs hésiteront à mettre leurs maisons sur le marché, ce qui entraînera une diminution des stocks et une hausse des prix.’

L’alternative est que la Banque du Canada augmente les taux d’intérêt suite à deux ou trois mois de stabilité économique, mettant à rude épreuve les ménages déjà endettés, puis qu’une souche plus virulente et infectieuse de la COVID-19 frappe la planète, et que nous soyons tous dans une situation périlleuse.

Tout cela étant dit, il y a de fortes chances que si la Banque du Canada peut augmenter les taux d’intérêt, elle le fera. Par conséquent, une stratégie que les acheteurs et les vendeurs pourraient envisager est de conserver un taux d’intérêt pré-approuvé extrêmement bas pendant la période la plus longue possible auprès votre institution financière, de vendre maintenant sur un marché vendeur et d’acheter plus tard avec votre taux d’intérêt réduit, lorsque les taux auront augmenté.

Passez une bonne semaine et restez en sécurité !


N’oublions pas que les personnes atteintes de cancer sont également vulnérables !

Vous êtes invités à continuer à donner aux organisations suivantes, car il est maintenant plus important que jamais de soutenir la recherche sur le cancer ! Cliquez sur les logos ci-dessous pour savoir comment :

logo Leukemia & Lymphoma Society of Canada - Westmount

Cancer Research Society

 


Image : Suzy Hazelwood – Pexels
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Joseph Marovitch - WestmountMag.ca

Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles d’enfants de Westmount et des environs âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté afin de protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contacter Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com

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