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Question d’immobilier :
La promesse d’achat d’abord

Insister sur le prix et les conditions avant la diligence raisonnable

Par Joseph Marovitch

Combien de fois, lors du processus de vente d’une propriété, les acheteurs potentiels demandent-ils à voir des documents tels que les factures d’électricité ou de mazout, les reçus pour le toit, etc., avant de fournir une promesse d’achat ? Ces demandes sont extrêmement fastidieuses s’il n’y a pas d’accord préalable sur le prix et les conditions.

Les vendeurs sont désireux de vendre malgré ce qu’ils prétendent, sinon ils ne mettraient pas leur maison sur le marché. Donc, dès qu’un acheteur potentiel pose une question sur la maison lors d’une visite, le vendeur s’enthousiasme. Après la visite, lorsqu’un acheteur demande à voir des factures, le vendeur devient encore plus excité. Alors que l’acheteur potentiel demande de plus en plus de diligence raisonnable avant l’offre, le vendeur est tellement énervé qu’il ne peut attendre de recevoir cette offre d’achat incroyable.

Il est de loin préférable de savoir si les attentes de l’acheteur et du vendeur sont du même ordre de grandeur avant que le vendeur n’effectue des démarches…

Ensuite, l’offre arrive bien en dessous du prix demandé par le vendeur, ou l’acheteur potentiel ne fait aucune offre.

Ce sont les moments les plus décourageants du processus de la vente immobilière. C’est pourquoi, lorsqu’un acheteur potentiel demande à voir des documents, il est préférable de lui demander de placer ces demandes dans une promesse d’achat écrite. Il est de loin préférable de savoir si les attentes de l’acheteur et du vendeur sont du même ordre de grandeur avant que le vendeur n’effectue des démarches, pour se rendre compte finalement qu’ils ne sont même pas sur un même terrain d’égalité.


Note concernant l’article Les dangers de la surévaluation

Dernièrement, un lecteur ayant lu l’article de la semaine dernière sur Les dangers de la surévaluation m’a déclaré qu’il n’y avait rien de mal à viser haut en demandant un prix élevé pour la propriété tout en ignorant la concurrence comparable sur le marché. Le commentaire demandait pourquoi ne pas exiger autant que possible ? Un problème important qui se posera, si on demande beaucoup plus que le marché ne le permet, est que le vendeur ne saura pas si le prix est trop élevé ou si le courtier ne fait pas de publicité.

Les agents immobiliers professionnels sont formés pour savoir comment fixer un prix de marché précis basé sur des propriétés comparables situées dans la même zone. Si le courtier sait que la propriété du vendeur vaut 700 000 $ et que le propriétaire exige 1 million de dollars, le courtier ne voudra pas dépenser en publicité, ni envoyer des bulletins d’information ou courriels, etc., sachant qu’il gaspillerait ainsi son temps et de l’argent. Tout ce que le courtier fera sera de placer la propriété sur Centris, de commencer à rassembler des acheteurs recherchant une propriété de l’ordre de plusieurs millions de dollars et de les emmener voir ailleurs.

Si vous avez des questions ou des commentaires, veuillez vous reporter à la section commentaires ci-dessous. Je répondrai rapidement à vos questions. De plus, pour lire les articles précédents, cliquez ici.

Bonne semaine !

Prochain article : La crainte de l’inspection


L’état du marché

Selon la SCHL (Société canadienne d’hypothèques et de logement), le marché montréalais est stable. Les prix continuent d’augmenter, tout comme la demande. Dans le même ordre d’idées, la SCHL indique que les ventes réelles sont en baisse, car les stocks sont moins importants et la construction neuve est en déclin. Pas de surprise, car il y a de moins en moins d’espace pour construire. Ce n’est pas une raison de s’inquiéter. Les régions périphériques sont celles où le développement aura lieu conséquemment. De St Lazare à Boisbriand, les promoteurs continueront à construire de nouveaux condos et des maisons unifamiliales.

Montréal s’agrandira simplement comme toutes les villes du monde. Entre-temps, les investisseurs peuvent savoir que leurs maisons unifamiliales, leurs copropriétés, leurs immeubles à revenus et leurs bâtiments industriels auront de plus en plus de valeur sur l’île de Montréal. Les prix de l’immobilier continueront également d’augmenter, la ville investissant de plus en plus dans les infrastructures, comme on peut le voir, avec des trottoirs plus larges, des lignes de métro, des grands centres commerciaux, une connexion Wifi gratuite dans toute la ville et de nouveaux ponts.

L’avenir sera passionnant.

Image : Andrew BurloneButton Sign up to newsletter – WestmountMag.caLire aussi : autres articles par Joseph Marovitch


Joseph Marovitch - WestmountMag.ca

Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles d’enfants de Westmount et des environs âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté afin de protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contacter Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com

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