hotel-du-parlement_québec_westmountmag.ca

Question d’immobilier :
La politique et le marché

Répercussions des enjeux politiques sur le marché de l’immobilier au Québec

Par Joseph Marovitch

9 juin 2022

Chaque fois que la question de l’indépendance du Québec est mise de l’avant, que ce soit ouvertement comme avec le Parti Québécois ou en douce tel qu’avec la CAQ, l’économie du Québec recule de deux (voire trois) pas. Cependant, malgré ces soubresauts, l’économie reste prospère parce que le Québec est une province agréable avec une communauté dynamique et diversifiée de personnes venant de partout dans le monde.

Pour le reste du monde, le Québec représente une province où les gens vivent en français parmi un amalgame d’autres cultures, ce qui en fait une destination touristique unique et invitante. Les visiteurs sont captivés par la culture mixte française et anglaise. Tous les Québécois s’épanouissent dans une province ouverte et inclusive, majoritairement française, mais qui respecte la langue et les croyances des autres.

La semaine dernière, le premier ministre a placé une annonce pleine page dans le journal The Gazette pour tenter de dissiper les préoccupations des anglophones relatives aux “faux problèmes”. Cependant, malgré ce que dit la CAQ, le projet de loi 96 récemment adopté permet au gouvernement de définir qui est un Québécois anglophone, d’imposer des amendes pour avoir parlé anglais au travail, de limiter les inscriptions dans les institutions d’enseignement anglaises et de permettre au gouvernement d’entrer, sans mandat, dans les bureaux et de saisir téléphones et ordinateurs. De plus, le projet de loi limite l’accès aux services gouvernementaux essentiels en anglais, y compris, mais sans s’y limiter, à la police, aux hôpitaux, aux écoles et aux tribunaux.

Tous les Québécois s’épanouissent dans une province ouverte et inclusive, majoritairement française, mais qui respecte la langue et les croyances des autres.

Bien que ce projet de loi puisse rassurer quelques personnes au sujet de la pérennité de la langue française, qui soit-dit en passant n’est pas en péril, il nuit à toute la jeunesse du Québec, tant francophone qu’anglophone, en fermant le Québec au reste du monde et en faisant fuir les entreprises de la province. L’argent va là où il y a de la stabilité. Chaque fois que la charte de la langue française ou la loi 96 entrent en jeu, notre stabilité est menacée.

Le Québec, comme le reste du monde, vient de se relever d’une pandémie. Et voilà qu’une guerre secoue l’économie mondiale. On pourrait penser qu’il est temps pour tout le monde de travailler ensemble. Les conflits et les épidémies offrent une occasion de montrer le meilleur de soi-même pour surmonter les obstacles à notre survie. Ce n’est pas le moment d’échouer.

Avant la pandémie, la demande du marché immobilier était forte et l’offre modérée. Durant la pandémie, les gens ne voulaient pas vendre et pendant que nous restions tous à la maison, la demande de biens et de services a diminué, ce qui a entraîné une baisse des taux d’intérêt. La faiblesse des taux d’intérêt a fait monter la demande en flèche, et les spéculateurs et les entreprises, tant étrangères que nationales, ont trouvé dans l’immobilier un excellent endroit où placer leurs liquidités.

Maintenant que la pandémie est sous contrôle et que les taux d’intérêt augmentent, la demande ralentit, les prix baissent et le marché immobilier se stabilise.

‘… l’économie commence tout juste à prendre de l’élan alors que les gens sortent de chez eux. Les nouvelles lois linguistiques ne font rien pour faire progresser l’économie ou stabiliser le marché de l’immobilier.’

Avec la loi 96, nous avons à nouveau un sujet de discorde entre les Québécois. Certains envisagent même de quitter la province et les entreprises sont incertaines quant à l’avenir de l’économie. Ce qui est malheureux dans tout cela, c’est que l’économie commence tout juste à prendre de l’élan alors que les gens sortent de chez eux. Les nouvelles lois linguistiques ne font rien pour faire progresser l’économie ou stabiliser le marché de l’immobilier.

Comme il a été mentionné dans des articles précédents, la question sera tranchée par le peuple. Si le Québec est destiné à être isolé, nous ferons tous ce que nous devons faire. Si le Québec choisit de faire partie intégrante du reste du monde libre et d’aller de l’avant, alors nous serons tous sur la même longueur d’onde…

Si vous avez des questions ou des commentaires, veuillez vous référer à la section des commentaires au bas de la page. Par ailleurs, pour consulter les articles précédents, cliquez ici.

Prochain article : Trouver un déménageur


État du marché immobilier

La hausse des taux d’intérêt au Canada entraîne une baisse du prix des logements. Les taux devraient atteindre 2,5 % ou plus dans les prochains mois. Il en résulte qu’un plus grand nombre de maisons entre sur le marché et que le marché des vendeurs, qui était dominant depuis deux ans, bascule maintenant vers un marché des acheteurs.

Il est intéressant de noter qu’à Montréal, la demande a diminué, mais que les prix continuent d’augmenter. La différence notable est qu’il y a moins de situations d’offres multiples. À mesure que les taux d’intérêt continuent d’augmenter, l’offre devrait s’accroître, et les prix pourraient alors baisser. Toutefois, à long terme, les prix augmenteront à nouveau. La demande est toujours supérieure à l’offre, et l’espace disponible sur l’île de Montréal est limité.

Passez une excellente semaine et soyez prudents.


N’OUBLIONS PAS QUE LES PERSONNES ATTEINTES DE CANCER SONT ÉGALEMENT VULNÉRABLES !

Vous êtes invités à continuer à donner aux organisations suivantes, car il est maintenant plus important que jamais de soutenir la recherche sur le cancer ! Cliquez sur les logos ci-dessous pour savoir comment :

logo Leukemia & Lymphoma Society of Canada - Westmount

Cancer Research Society

 


Image d’entête : DannykronstromCC BY-SA 4.0 – Wikimedia Commons
Button Sign up to newsletter – WestmountMag.caAutres articles par Joseph Marovitch


Joseph Marovitch - WestmountMag.ca

Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles d’enfants de Westmount et des environs âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté afin de protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contacter Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com


LinenChest.com



There are no comments

Add yours