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Questions d’immobilier :
La négociation vente/achat

Toute offre doit être écrite car une offre verbale n’est valable que si un témoin crédible est présent

Par Joseph Marovitch

Publié antérieurement le 29 août 2018 dans WestmountMag.ca

Une offre d’achat n’est valable que lorsque vous pouvez la prouver. La preuve réside dans des documents écrits et signés, ou des accords verbaux quand un ou plusieurs témoins crédibles sont présents. Il n’y a rien de plus ennuyeux pour un bon courtier que lorsque le vendeur leur dit que le voisin a offert un prix incroyable pour l’achat de leur propriété. Cet accord verbal n’ayant pas d’indication des délais, des conditions ou d’engagement n’est pas une offre valable, et l’acheteur peut changer d’avis à tout moment. Dans le monde d’aujourd’hui, une poignée de main ne suffit pas.

Un bon courtier s’assurera de deux choses, au minimum. La première est que, lorsque l’acheteur demande « À quel prix se vendra ma propriété ? », le courtier répondra « Au plus haut prix possible ». La deuxième est que le courtier ne présentera jamais une offre au vendeur à moins que ce ne soit par écrit, en précisant les conditions et les délais d’acquisition du financement, de l’inspection et de toute autre question connexe.

Cet accord verbal… n’est pas une offre valable et l’acheteur peut changer d’avis à tout moment. Dans le monde d’aujourd’hui, une poignée de main ne suffit pas.

Imaginez que votre courtier ou un acheteur vous indique verbalement que l’acheteur vous offre un excellent prix pour l’achat de votre propriété, puis qu’il vous informe, une semaine plus tard, que l’acheteur doit obtenir un prêt. Ah oui, en passant, l’acheteur a prévu une inspection, et une semaine plus tard, il vous dit qu’il est désolé, mais qu’il a trouvé une meilleure propriété à un prix inférieur. Entretemps, les semaines ont passé, d’autres acheteurs potentiels ont été écartés. Tout ce temps perdu et vous êtes à nouveau à la case départ. Un bon courtier évitera ce problème en qualifiant l’acheteur et en n’acceptant que des offres écrites engageant l’acheteur aux conditions et délais de vérification et de financement.

Dans l’immobilier, le temps c’est de l’argent, et il ne doit pas être gaspillé.

Les formulaires de promesse d’achat de l’OACIQ (Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec) sont très spécifiques. Ils indiquent les informations suivantes (sans y être limité) :

  • Qui est l’acheteur
  • Qui est le vendeur
  • Quelle est la propriété à vendre, avec une description
  • Ce qui est inclus dans la vente
  • Ce qui est exclu de la vente
  • Le montant offert pour l’achat de la propriété
  • Le dépôt offert
  • Le montant de l’hypothèque que l’acheteur empruntera auprès d’une institution financière, ainsi que le taux d’intérêt et la période d’emprunt
  • Combien de temps il faudra pour acquérir l’hypothèque
  • Ce qui se passera si l’hypothèque n’est pas acquise avant la date limite
  • Quand aura lieu l’inspection, et le nombre de jours dont l’acheteur disposera pour répondre au rapport d’inspection
  • Le nombre de jours dont disposera le vendeur pour fournir des documents tels que le certificat de localisation, l’acte de vente, les
  • taxes, les factures d’électricité, les factures pétrolières, etc.
  • Le nombre de jours dont disposera l’acheteur pour examiner les documents et soumettre des commentaires
  • La date de signature prévue
  • La date pour les ajustements avant la signature
  • La date jusqu’à laquelle l’offre est valable

‘Une propriété est considérée comme étant légalement vendue lorsque toutes les conditions ont été remplies, ceci avant même la signature de l’acte de vente.’

Notez que toute condition à laquelle l’acheteur ne répond pas par écrit, dans les délais prévus, est considérée comme étant une condition satisfaite.

Une propriété est considérée comme étant légalement vendue lorsque toutes les conditions ont été remplies, ceci avant même la signature de l’acte de vente. Si toutes les conditions sont remplies et que l’acheteur ne se présente pas chez le notaire pour la signature, les conséquences peuvent être coûteuses pour l’acheteur. Cependant, il convient également de noter que si toutes les conditions sont remplies et que le vendeur ne se présente pas chez notaire, le vendeur lui aussi peut également encourir des coûts importants.

Prochain article : Comment qualifier l’acheteur et le vendeur

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Passez une bonne semaine!


L’état du marché

Je suis passé devant un duplex à vendre à NDG l’autre soir alors que je promenais mon chien. J’ai vu l’affiche À VENDRE et un homme se tenait dehors en train de fumer une cigarette. Je lui ai demandé si le duplex à vendre était le sien ?

Ça l’était. J’ai demandé comment se déroulait la campagne de vente jusqu’à présent. Il m’a dit que c’était dingue à son avis. Le duplex de la maison était sur le marché depuis moins d’une semaine, à vendre pour 800 000 $, et il a reçu tellement d’offres qu’il se trouvait en surplus d’offres. Je lui ai dit que ça avait l’air génial. Il m’a dit que ce n’était pas génial. Surpris, j’ai demandé pourquoi ?

Il m’a dit qu’il pensait que le prix des maisons était insensé. Même s’il recevait le prix demandé, il craignait de ne pas pouvoir se payer une autre maison. Il m’a dit que ces prix de l’immobilier sont manipulés par les intérêts des entreprises et du gouvernement. Je lui ai dit que j’étais désolé d’apprendre la mauvaise nouvelle et j’ai continué à promener mon chien en me grattant la tête.

‘Les prix augmentent à Montréal et ils continueront d’augmenter tant que les taux d’intérêt seront bas, que les stocks seront bas et que la demande sera élevée.’

Des clients m’ont dit que le prix d’une offre était trop bas et j’ai répondu en le fixant plus haut. Je n’ai jamais, de ma vie, entendu un vendeur se plaindre que le prix qu’il demandait était trop élevé, surtout dans une situation où l’offre est au-dessus de la demande.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) affirme que les nouvelles règles sur les prêts hypothécaires, entrées en vigueur en 2018, contribuent à améliorer le marché, à réduire le chômage, à augmenter le revenu des ménages et à améliorer la santé de la population. Les prix augmentent à Montréal et ils continueront d’augmenter tant que les taux d’intérêt seront bas, que les stocks seront bas et que la demande sera élevée. Si vous vendez pour acheter plus grand, achetez là où les propriétés sont moins chères. Eloignez-vous du centre de la ville. Si vous ne voulez pas déménager plus loin, restez où vous êtes et investissez dans la propriété que vous avez ou assurez-vous d’avoir les fonds nécessaires pour l’acheter.

Nous évoluons en tant que ville. Les prix vont augmenter, la ville va s’étendre au-delà du fleuve Saint-Laurent et la vie va continuer.

Image: rawpixel.com de PexelsButton Sign up to newsletter – WestmountMag.ca

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Joseph Marovitch - WestmountMag.ca

Joseph Marovitch œuvre dans le secteur des services depuis plus de 30 ans. Sa première carrière en tant que propriétaire et directeur du Camp Maromac, un camp d’été établi en 1968, a consisté à travailler avec des familles d’enfants de Westmount et des environs âgés de 6 à 16 ans. Maintenant, en tant que courtier immobilier, il offre les mêmes qualités de fiabilité, d’intégrité et d’honnêteté afin de protéger les intérêts de ses clients. Si vous avez des questions, contacter Joseph Marovitch au 514 825-8771, ou à josephmarovitch@gmail.com


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